Coutumes de Layrac

Le texte que nous donnons ici sous le nom de Coutumes de Layrac, se compose de deux chartes parfaitement distinctes, l’une sous la date du 20 décembre 1259, et l’autre sous celle du 15 juillet l273.

La première est une sentence arbitrale entre les seigneurs de Layrac et les habitants de cette ville, représentés par leurs jurats. Si l’inexplicable saleté du manuscrit ne permet pas de déchiffrer les noms des arbitres, on est un peu plus heureux pour ceux des seigneurs. Nous y voyons que la ville de Layrac et ses dépendances appartenaient. collectivement, savoir :

1° Au seigneur baron Raymond de Béarn, se disant seigneur principal du Bruilhois, sous le vicomte de Béarn, Gaston de Béarn. Ce titre, assez singulier, semble indiquer que Raymond, sans être précisément un délégué, n’agissait cependant pas dans la plénitude de la puissance féodale ; .
2° G. et Othon de Goulens, du chef de leur père, alors décédé ;
3° Gaston de Batz, fils de Gauthier du Brouil. Il existe encore plusieurs familles portant le nom de de Balz. La plus connue, au moins en Agenais, est celle de Batz de Trenquelléon. Est-ce la même famille ? Les généalogistes seuls sont compétents pour le décider ;
4° Thibaut de Berrac ;
5° Le prieur de Moirax, de l’ordre de Cluny.

Quant au couvent de Layrac, il n’en est fait aucune mention, soit qu’il ne fut pas encore fondé, soit qu’il fut encore absorbé dans celui de Moirax, dont il parait n’avoir été, à l’origine, qu’une dépendance.

Le fond de la sentence arbitrale porte sur l’application et l’interprétation des droits et des obligations des habitants de la ville, en leur qualité de tenanciers.

La seconde charte appartient à la catégorie des actes connus sous le nom générique de chartes de coutumes, de privilèges et de franchises. Le fonds est à peu près le même que celui de 1259 ; seulement les avantages des habitants sont augmentés et leur situation améliorée.

De 1259 à 1273, les seigneurs de la ville avaient changé, et à la place de ceux que nous venons d’énumérer, on ne trouve plus que l’abbé de Figeac, stipulant comme prieur du monastère de Layrac.

Que s’était-il passé dans l’intervalle ? L’abbaye de Figeac avait-elle acheté tous les droits existants en 1259 ? Il y a lieu de le supposer, et la présence même de l’abbé qui figure dans la charte nous fait présumer qu’il était venu présider à la fondation d’un nouveau monastère.

Il existe deux manuscrits de ces coutumes, l’un en forme de volume petit in-4°, en parchemin, et renfermant : 1° la coutume de 1273 ; 2° la transaction de 1259 ; l’autre, en forme d’acte notarié, écrit sur une bande de parchemin allongée en rouleau et renfermant seulement la coutume de 1273.

Le manuscrit en rouleau est, sans contredit, le plus sûr. Malheureusement plus de la moitié du texte a été rongé par la moisissure et se trouve complètement illisible. Cette détérioration est d’autant plus fâcheuse que le texte, dans les parties saines, est excellent. Partout où il m’a été possible de m’en servir, ce qui est indique par des guillemets, la version peut cire réputée irréprochable.

Le petit manuscrit est dans un état presque aussi délabré que le précédent ; des pages entières sont couvertes d’ordures, sous lesquelles le texte a complètement disparu. Par suite de cette double dégradation, il arrive souvent que les deux textes font défaut partout à la fois. Heureusement, en ce qui concerne la coutume de 1273, j’ai pu rencontrer un secours tout à fait inattendu : c’est la coutume inédite de Puymirol, transcrite à Londres par Bréquigny, et rapportée dans la collection des copies faites par ce savant, et déposées à la Bibliothèque impériale, à Paris. J’ai pu user des coutumes également inédites de Sérignac, déposées dans les archives du département de Lot-et-Garonne, et de celles de Castéra-Bouzet, publiées par M. Montlézun dans le tom. VI de son Histoire de Gascogne. Ces trois textes, en effet, sont à peu près identiques. Celui de Layrac leur ressemble pour les deux tiers au moins ; quelques articles sont identiquement les mêmes ; seulement ils sont mis dans un autre ordre ; il y est quelquefois ajouté ou retranché ; mais les articles spéciaux et étrangers aux trois textes qui m’ont servi de terme de comparaison, sont extrêmement rares.

Malheureusement je n’ai eu rien de pareil pour la transaction de 1259. Le manuscrit à longue bande ou en rouleau n’en contient pas un mot, et je n’ai pu retrouver nulle part un texte plus ou moins analogue. J’ai donc été contraint, sur ce point, de laisser de nombreuses lacunes. Il est impossible de peindre l’état de saleté de certaines pages, surtout au commencement de l’acte de 1259. Je suis revenu sur chaque ligne à je ne sais combien de reprises avec ou sans loupe, en plaçant le papier dans tous les sens, au jour, au contre-jour. Enfin je n’ai rien négligé pour en déchiffrer tout ce qu’il était possible de déchiffrer ; et ce n’est qu’en présence d’une impossibilité bien constatée que je me suis enfin décidé à y suppléer par des points. Il y a bien eu aussi des lectures douteuses que j’ai eu soin de marquer en note. En somme, cependant, je crois être parvenu à retrouver tout ce qui peut être considéré comme vraiment essentiel. Je désirerais de tout mon cœur qu’un érudit y passât après moi, qui ne suis qu’un simple amateur ; et cela avec d’autant plus de raison que cet acte de 1259, à mes yeux bien autrement précieux que celui de 1273, me parait mériter une place importante à côté des principaux documents de nos anciennes coutumes agenaises.

SENTENCE ARBITRALE DE 1259.

Doncas sia questios de tots aquels contrast e plachs e questios e dicutios que el temps saen reire son estat, e ero, e estre…..en alcuna maneira entre

Lo noble baro lo senhor en Ramon de Bearn major senhor de Bruillies sotz l’ondrat e noble baro lo senhor en Gasto de Bearn, vescomte de Bearn.

En G. de Golenxs.
En Od. de Golenxs, son fraire.
Filh que foro d’en Montazi de Golenxs que fo.
En Gasto de Batz, fllli d’en Gauthier de Brulhs que fo.
En Tiebaut de Berrac.

Per lors e per tots los lors présents e avenidors e per lors nephs e per tots lors lierets e per lors successors,

D’una part :

G. de Saumo.
En G. Belhoc.
En ……..de Sarral.
En Ramon de Fulheda.
En P. de Cauda Costa.
En Vidal Mossano, jurat del bore de Layrac.

(Suivent quatre lignes horriblement maculées et qui paraissent ne contenir que des noms propres.)

D’autra part.

(1) ………………………………………………………………………………… per (los usatges (2) la questas) ……….;……………….. dichs en Guirautz de Golenxs e per el e per sos fraires, en Gastos de Batz, (3) e Tiebaut (4) de Berrac per lor e per los lors, e1 prior e tota la…………………………………………………………de Layrac e li avant dichs jurat en G……………………per lor et per tots los (5) et per totas las femnas per tots los presents li……………………………… e (avenidors, habitadors) e habitants…………………………………… e especialment……………………………………e se sio………………………………………… …………………………………li predlch arbitre acordar………………….et lor aguesso donat e autreiatz ……………………….facultat de dire e de pronontiar lor dichz…………….et lor voluntat e lor arbitratio et lor ordenament e lor (acordament, agradement) a lor bo e leial albire sobre

(1) J’ai laissé une ligne de points pour chaque ligne maculée. Il va sans dire qu’il y a un peu d’arbitraire dans mes restitutions. J’ai cru lire, mais je ne suis pas sûr d’avoir bien lu.
(2) Je ne sais lequel.
(3) J’avais d’abord lu à tort de Bearn.
(4) Il faut pour lire ainsi de la bonne volonté. Je me suis fondé sur l’énonciation antérieure de ce nom.
(5) Il a dû se glisser ici une omission ; il faut ajouter omes ou homes.

lot et cadau……………………..demans e las questios que ero (1) ………………………………..las dichas causas……………..:………………….reccubuda …………………………………..ab sagrament ……………. de totas…………….las dichas autras …………..obligadas a pena…………….a tener lor dich e lor………. et lor arbitracio et lor voluntat e lor ordenaments e lor acordaments dels meiss arbitres e de lau (2)……… ………………..e de totz…………….et de grava (3) ………………………. segon que…………….. ………………………………………….en la carta del compromes autreiats……………………….. ………. ……….arbitres……………..d’agenes fachs arbitres…………………………….e d’agenes ………… d’una part…………………………… savis home……………………………………… ……………………………………dels dichz dels feuzaters? ab voluntat ab………………….e ab especial requesta dels…………………………………….. ………………………….e lor arbitratios et lor…. voluntats et lor………………. e lor acordaments sobre tots et cadaus los……………….e 1s plachs e las questios …………………………la cortz que ero e estro podio (4) entre las dichas partidas en aquela maniera.

(1) Ici commence une autre page, mais qui n’est pas moins tâchée que la précédente. Je suis également ligne par ligne, avec des points.
(2) Ce mot se termine par une lettre effacée.
(3) La fin de ce mot est aussi effacée. Lecture très incertaine.
(4) Ici recommence une autre page également tâchée. La ligne se termine par le commencement d’une rubrique en lettres rouges très tachée. La ligne qui suit et qui commence le chapitre suivant se termine par la fin de la rubrique de ce même chapitre.

DE……(1)

1………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………. en ades………………………………….. aquelas pennhoras e (aquelas, aquels)…….. proshomes de Layrac e totz los homes e las femnas habitants e estans de Layrac senes tots gatges e senes……………………dels meis habitans, so es assaber, quals aquelas questas penhoras sio e espreisament los buos que fach los avia penhorar als dichz habitans de Layrac.

DE……(2)

2………………………… disso li avant dichz… arbitre…………………………….acordadamen que fugh li home e las femnas presens e avenidors, habitans e abitadors de Layrac, e generalment tugh li home et las femnas que terras teno e per aenant tenran (3) terras en la honor o en lo…….. o en l’apartenement de Layrac de qualsque personas las tenga, o del senhor en Gasto de Bearn, o dels cavalers de Bruilhes o dels borses, et dels autres proshomes de Layrac, o del prior de Moiracs o de la maio de Golenxs o de qualsque autres personas feus tengan en la honor e en lo territori o en l’apartenement de Layrac (4)… que las meissas personas sio e qualsque li meis feus se sio et sio terras contas o no contas ?(5) o vinhas, o vinhals,o prat,o…, o bosc, o camp, o aigas, o fons, o rius, o rival, o molinau, o ports, o cambas, o costas, o costat, o paisseiras, o paisseral, o nauzas, o vivier, o pesquier, o riberas, o camis, o mas, o sendier, o oblias, o autres devers, o capfeus e qualsque autres feus [que] sio e de qualque autre nom o conditio se sion, que n fasso drech en las mas dels senhors de cui movo o per aenant movran dintz la vila de Layrac e no en autre loc.

(1) Rubrique illisible.
(2) Rubrique illisible.
(3) Lecture incertaine.
(4) Il y a ici un mot à restituer. Il m’a paru que ce devait être le mot on.
(5) Lecture incertaine.

DE PLACH DE FEUS.

3. Que lo senhor o li senhor dels quals los feus movo o per aenant movran fasso lor cort dels proshomes de Layrac, pero puscan apelar e aver d’autres proshomes s si aver ni apelar ni volo, salp enpero e retengut que no posco far cort ne (1) jutjament ni als que a deman dels feus toque que (2) la maier partida no sia totas horas que dia o plachs ne sio tengut dels proshomes de Layrac ; e ladone que senher de feus aura bastida (3) e facha sa cort en la maneira que desus es dich, si lo plach que s demenara devant lui entre I senhor e I feusater, o entre autre demandador o I feuzatier definir no s podia en I dia, que I senhor del feus assigne dia per VIII dias al menhs, o de plus, si lo senher a aital cort que estre no I pogues ; et en aisso lo senher ab sa cort assigne sos dias de VIII dias en VIII dias entro que definitiva sententia dada sia per lo senhor o per sa cort del plach que demenats sera estats devant lui.

(1) (Sic).
(2) Sans que.
(3) (Sic).

DE DEFALHIMENT.

4. Si alcuna de las partz defalhia a dia o a dias que lo senhor aura assignat que non comparegues en sa propria persona o per certa procurador ab (1) ferm aquo que fach seria ecrits, que I senhor de feus aia d’aquel home de falheria de cada dia defalhit V sols d’arnaldes de justizia.

DE CLAMS DE FEUS.

5. Disso mai li avant dichz arbitres e trencaire que, ladones que clams sera fachz al senhor de feus de son feuzatier, que aquel que s clamara ferme al senhor del feus que fassa dregh e prenga drech en sa ma d’aquel seu feuzatier del qual si (2) clamara e que lo plach menara en sa cort entro que sia definitz per jutjament o per compositio ; e après, reccubuda prumerament fermansa d’aquel qui s clamara, que aia fermansa lo meis senhor dels feus d’aquel seu feuzatier, del qual lo clams sera estatz fachs, de far drech e de penre drech en sa ma al clam qui de lui li sera fachs per razo dels feus que de lui tendra ; e si aquel que s clamara, o aquel del qual hom se sera clamat, fermar no podian per fermansas parlant, ferme per son sagrament e per obligamen de sa persona e de totz sos bes al senhor del feus e de far drech e de peure drech en sa ma si cum desus es espressatz. (3)

DE PLACH DEFINIT.

6. Quant lo plachs que sera estat demenats devant lo senhor del feus sera defenits per acort o per diffinitiva sententia, que I senhor de feus aia V sols d’arnaldes de gatge d’aquel que veneutz sera. (4)

DE FERMANSAS.

7. Disso mais li avandichs arbitre e trencaire que, ladones que I senhor de feus demandara fermansas a son feusatier per son feus, que I meis sos feuzatiers li sia tengutz de fermar e l ferme per sa ma e per son feus cadia dia que lo requerra ; e si lo feuzatiers no I volia fermar per sa ma e per son feus a senhor de feus per razo d’aquels feus que de lui tendria, que I senhor i aia V sols d’arnaldes de gatge per cada dia que I defalhira que no I volria fermar per sa ma e per son feus, si cum predich es, si per senhor de feus alcus sos feuzatiers requeregut n’era.

(1) Passage difficile à lire à cause de la pâleur de l’écriture. Apres ab, le mot s’efface, puis ou croit lire srits et que.
(2) (Sic).
(3) V. Coutumes d’Agen, ch. 10.
(4) V. Coutumes d’Agen, ch. 10.

DE OBLIAS.(1)

8. Disso mai li dich arbitre e trencaire que tugh li home e las femnas que feus teno de senhor en tot lo territori o en la honor o en l’apartenement de Layrac, que redan e paguen ses tota exceptio las oblias que devo far a senhor de feus per razo dels feus que n teno o per aenant ne tendran ; que las redan e las paguen cada an a cert dia al senhor de cui lo feus movo o a lor certas comandaments dintz la vila de Layrac per lor meis o per lors messatges ; e si ad aquel cert dia lo quals seria assignats en l’an per pagar las oblias enlre ls setiliors del feus e ls feuzatiers al meis senhors dels feus o a lor certa comandamont no las pagavo per lor meis o por autras personas en maneira que las oblias sio pagadas ad aquel senhor dels feus, aia V sols d’arnaldes de gatge, sobre ls feus del qual sos feuzatiers seria estatz defalhitz que las oblias a dia no fosso estadas pagadas ; e si pagar no volia a senhor de feus sos feuzatiers lo gatge quo I devria, per defalhiment de la paga de las oblias a dia e sas oblias que I senhor del feus meta e posca metre son ban en los feus del qual no I seran estadas pagadas las oblias, e que lo feuzatiers non oste ban ni obre ni fassa obrar el feus banatz entro que l’aia fach drech a esgart de la cort e l’aia pagat sos devers d’oblias e de gatges e d’als si cum desus es dich ; e si i feuzatiers n’ostava o fazia ostar lo ban, o obrava els feus banatz, o i fazia obrar, que I senhor i aia V sols d’arnaldes de gatge per cada vegada que I feuzatiers n’ostaria o fazia ostar lo ban o obraria el feus banat ; o si contrastl era de senhor de feus o de feuzatiers d’oblias que I feuzatiers disses que pagadas las avia que I mois feuzatiers ne sia crezuts per son sagrament.

(1) Oblies, rentes, cens.

DE VENDA DE HERETAT.

9 Disso mai li avan dich arbitre e trencaire que tota venda que sia facha de feus e de heretaz e de possessios, que sia facha en la ma del senhor de cui lo feus o la heretaz venduda movra, e que lo senhor de cui lo feus vendutz movra posca aver, si s vol, VIII dias dia (1) per retener lo feus vendut, si retener lo vol, e que al cap de VIII dias lo senhor de cui lo feus vendutz movra autreie la venda facha del feus que de lui movra al con (2)…………………. o retenga lo feus ne prentz en aital maneira e sotz aital conditio que I tenga (3)………….. … e I mes a sa taula ses vendre e ses alienar de sa taula e ses donar dintz lo meis terme ; empero se i a alcuna persona, ome o femna, que sia torners de la heretat o del feus vendutz, que aquel torners o torneira posca retener lo feus vendutz per tant quant autre i daria e devant lo senhor de feus e devant totas autras personas, e que o tenga I an e I mes a sa taula ses vendre e ses aliénar dins lo terme de I an e I mes continuat, e que lo senhor del feus o I torners, quals que de lor o retenga, posca aver sagrament del vendedor que aitant s’es vendut cum sera a la soma que aura convenguda (3) ses mal genh.

(1) Sic, pour de dias, de délai.
(2) Le bas de la page a été coupé de manière à emporter une ligne.
(3) Le texte est à demi effacé par une espèce de moisissure. Il faut lire 1 an. Mais avant il y a aussi un autre mot que je n’ai pu déchiffrer.
(4) Le texte porte les signes suivants : In tenguda. Je suppose quelque erreur de copie.

D’ACAPTES.

10. Disso mai li avan dich arbitre e trencaire que senhor de feus aia sos capsols (1) e sos acaptes de tota venda que autreie de son feus d’aquel qui comprara ses totz autres devers o servicis que no n pretenga ni n’aia per autreiar son feus, e que lo senhor de cui lo feus movra que sia tengutz de son feuzatier de portar bona garentia de part senhoria, e que I feuzatiers sia tengut a senhor de feus de pagar acaptes a senhor mudant de son feus, so es assaber, que totz feuzatiers que tenga feus en la dicha honor (2) en territori e apartenement de Layrac que pagua a senhor mudant atant d’acaptes cum donara d’oblias en I an per los feus que tendra del senhor ; so es assaber, de VIII diners d’oblias autres VIII diners d’acaptes a senhor mudant e segont mai e mens ; e si

lo feuzatiers no volia pagar los acaptes de son feus que I senhor del feus posca metre ban e I feus li serant degut entro que sia pagats per (3) o per razo dels acaptes. Senhor de feus no deu aver gatge de son feuzatier si lo ban troncat no avia, loqual gatge i auria del ban trencat en la maneira cum desus es aterrats. (4)

DE VENDAS.

11. Disso mai li avan dichs arbitre e trencaire que totas las vendas e li afeuzament e li sobre afeuzament que son estats fachs sa en reire en la honor e en lo territori e en l’apartenement de Layrac que sio e remango perpetualment ferm et estable ab las oblias que hom n’a fachas sa en reire que sio pagadas cada an a certas dias en aissi cum desus es dichs, e que d’aquesta hora a enant ne sio pagat acapte a senhor mudant en la maneira que desus dels autres feus es espressat ; (5) e que lo senhor dels feus no posco deman-

(1)Capson ; erreur de copie.
(2) (Sic). Il faut lire o en lo.
(3) Il y a ici une omission d’un mot dans le manuscrit.
(4) (Sic). Il faut lire espressat.
(5) C’est ce mot que le copiste a écrit : aterrats, à la fin du chapitre précédent.

dar vendas ni acaptes d’aleus feus que sio estats vendutz o sobre afeuzat sa en reire ab cartas o ses cartas entro al dia d’aquesta compositio per razo de las vendas o dels sobre afeuzamens que estatz ne son fachas sa en reire ; e que totz hom e tota femna qui feus le en los dichs territoris de Layrac o de Moyracs o de Golenxs posca sobre afeuzar tot feus que i tenga ab cap feus que si retengua que valha las oblias e ls acaptes (1)………………………………………………………. aquel senhor degudament……………………………… aia los prumers capsols………………………….e totz hom e tota femna……………………………quels posca rendre………………………………..voluntatz de totas las………………………………………………………………..sio e avengo per raso dels feus.

DE ……(2).

12. Si alcus hom o alcuna femna moria a Layrac o els dichs territoris ses heret que no agues o ses testament que no fes, que, pagats sos deutes e sa molher, tuch sos feus tornen e avengant al senhor de cui movran, a cada senhor de cui movra lo seus feus, pero en aquela maneira que I senhor lo rondo totas horas dins I an e I mes a tot parent o parenta torner d’aquel dal qual, en aissi cum predich es, ses herel o ses testament seria desanat, proat primerament la parentat.

DE FEUS.

13. Si alcus feusatiers prendia feus o n’avia pres a certa comte de concadas o de dinaradas o n’avia trahs e hedificat on traia e n hedificava mai oltra que l’afeusaires no seria, que per lo mai

(1) Nouvelle maculation aussi intense que les autres. Le mot acaptes est d’une lecture douteuse.
(2)Rubrique illisible.

pague intratges e fassa oblias e acaptes per lo for que primerament o auria afeuzat.

DE AFEUZAMENS.

14. Que tots senhors de feus posca o (1) feuzatiers reconnoisser son feus, e si ne atroba oltra la present conquada, que per lo mas (2)…. lo…..o que li acaptes per for que lo plus tenia ; e si mens ni troba que per mens for caia de las oblias e dels acaptes.

DE BOSC.

15 Que tota fusta e bosc (3)………..o totas autras causas que sia en aleu feus e en totz los feus dels (4)……….. e totas pessas de cassa que els feus avengan (5)…………….tier de cui la proprietal del feus sera.

DE ……(6)

16. E totas compositios que smi estadas fachas sa en reire. enlre ls senhors dels feus e 1s feuzatiers per razo de recechar e de reprechar los feus que sio, remanga e estio fermas e establas perpetualment per tostemps.

DE ……(7)

17. Que totz senhor de feus autreie carta a son feuzater de vestiment de son feus quant de lui acaptera, e I feuzaliers a senhor do reconnoissensa de sas oblias e de sos acaptes.

(1) (Sic). Il y a eu un mot omis dans le texte.
(2)Une moisissure a effacé le texte, qui est devenu illisible sur ces mots. On distingue seulement lo.
(3) Lacune résultant d’une légère tache. Je croîs lire castanher.
(4) Autre lacune provenant de la même cause. On pourrait lire afeuzaires.
(5) Autre lacune. Je crois lire que sio del feuzatier.
(6) Rubrique effacée.
(7) Rubrique effacée.

DE VENDR ……(1)

18. Que negus feuzatiers no pusca vendre, ni donar, ni laissar, ni en alcuna maneira alienar son feus a senhor de terra ni a cavalier, ni a maio d’ordre senes la voluntat d’aquel de eut lo feus movra.

DE FUST.

19. Disso mai li avandich arbitre e trencaire que li habitant o habitadors de Layrac fasso e posco far fust obs dels pont o dels aubans e de las barbacanas e a totas autras samtouras de la vila de Layrac e l’en (2) obs de lor esplech ardre e sarrar los casals del bosc del senhor de Brulhes e de las dichas maios de Golens et de Moirachs e d’en (3)……………. e d’en od. son fraire, et d’en Gasto de Batz e d’en Tiebaut de Berrac e dels autres demandadors ses tot boscarage que no devo ni sio tengutz de donar en alcun temps.

DE FUSTA FAR.

20. Que tugh li habitant et habitador de Layrac pusco far fusta els bosc dels dichs senhors e demandadors e maios…..(4) os de far maios a Layrac e en l’apartenement, e que n done u d. per cada carga de fusta e de cada dotzena de cabiros VI d. e de cada C (5) de postat VI d., e de cada C. de la Las II d. e de cada C fais de paissels II s., e de cada dotzena de coloicotas VI d. per boscaratge.

(1) Rubrique à demi effacée.
(2) (Sic).
(3) Nom emporté par la moisissure. Ce doit être G. de Golens.
(4) La première lettre de ce mot est rongée par la moisissure.
(5) Cent.

DE PASTENC DE BESTIAS.

21. Que totz lo bestials dels habitans e abitadors de Layrac, buo, e rossi, e egas, e azes, e saumas , e porc, e trojas, e ouelhas, e cabras e autres bestial aia pasteng per totz los dichz territoris ses tota messio de la vila exceptat bosc ou aia pais de glan, e salp que si malafacha fazia en (1) cout que aquel de cui lo bestials seria esmende la malafacha ad aquel que presa l’aura.

DE INTRAR EN AUTRUI BOSC.

22. Que negus borzes de Layrac no intre en bosc d’autre borzes per far fusta, ni lenha, ni paissel, ni als ses la voluntat d’aquel à cui sera.

DE GERTZ.

23. Que tots hom de Layrac posca anar et tornar per lo riu de Gertz ab naus e ab fusta ses paisseneira e ses autre encombrament que no i sia fachz en alcu temps.

DE DEMANS E DE PETITIOS. (2)

24. Que li predichs demandadors quiten e absolvan los dichs habitans de Layrac de totz demans e de totas las peticios que contra lor et contra la u queu (3) de lor aguesso per razo de defalhiment de feus fachz sa en reire.

DE FRANQUESAS.

25. Que lo senhor en Ramon de Bearn per li, e per sos successors que lo fach de bailles tendran, tengan los habitans e ls habitadors de Layrac en aquelas franquezas e en aquels usatges en que son estat sa en reire ab lo senhor de Brulhes, salp lo fach dels feus des quals remanga en la maneira que desus es pausats.

(1) (Sic). Le texte porte encout. Je ne comprends pas ce mot, et je n’ai que des raisons instinctives pour le diviser.
(2) Ce mot est un peu effacé. Je l’ai rétabli à l’aide de l’article lui-méme.
(3) (Sic.) Lisez e cascu.

D’EN ESTEVE DE PONCETZ.

30. Disso e prononciero li avan dich arbitre e trencaire que l’avan dich senhor en Ramon de Bearn per si e per lo predich senhor en Gasto de Bearn absols e quites perpetualment per tostemps totz los habitans de Layrac e espressament Esteve de Poncet de tot quant demandar ni requerro lor podia de fachz o de drechs per ost, o per lo fach de Golenxs, o per las vaquas, o per los vaquers que Esteve de Poncet retent, o per fach de justizia d’omes, o per fortas (1) que fosso estadas messas contra son defendement, o per alcu defendement de venir a sa cort mandada, o per alcunas autras en alcuna maneira.

DE LAUDAR.

31. Que fassa lauzar e approbar e ratifiar e aver ferm e estable al dich senhor en Gasto de Bearn per si e per sos heretz e per son ordenh per tostemps totz aquestz presentz dich et arbitracio et totas e cada unas las causas contengudas en aquesta présent carta de la present composicio en lettras pendans sageladas del sagel del meis senhor en Gasto ab la una de las cartas de la present composicio sageladas del meis senhor en Gasto e ab totas las autras fermetatz que obs ne seran als habitans e habitadors de Layrac.

…………….. (2)

32. Que li habitant e li jurats de Layrac donen e laissen e quiten per tostemps al dich senhor en Gasto las CXXX libras d’arnaldes per las quals lo meis senhor lor avia empenhadas la ost que no l’en fosso tengut de far ab autreier que fassa d’aquela present composicio lo dich senhor en Gastos si cum predich es ; e que d’aissi enan fassan ost e core (3) al senhor de Brulhes en aissi cum sa en reire an usat ; e que per los costs e las messios que I dichs on Ramons avia fach e per l’autreier de las franquezas contengudas on aquestas carias li dich jurat e habilant donesso al meis senhor en Ramon CL libras d’arnaldes las quals CL libras li donero si que s’en tene per be pagats, e n renonciet a la exceptio de no comtat r de no pagat aver, e de error, e d’engan e de decepcio.

(1) (Sic).
(2) Rubrique effacée.
(3) Sic. Lisez cort.

DE TORNARIA.

33. Disso mai li avan dich arbitre e trencaire que la on alcuna persona volria comprar alcuns heretatz dels dichs (1)………..si lo senhor de feus…………(2) primers volia retener la heretatz que aquel qui comprat l’auria posca aver sagrament del senhor o del torner de qualque de lor retendra la heretat que. la tenga I an e I mes continuat a sa taula ses distraire de si.

(1) Mot à demi effacé par la moisissure. Je crois lire senhors.
(2) Illisible.

DE SOBRE AFFEUSAMENT.

34. Que la on alcus feuzatiers aura sobre afeuzat de son feus e si aura retengut capfeus que, pagadas las prumeiras vendas al senhor de cui o tendra, li acapte e totas las autras senhorias qui apres vendran per razo del sobre afeuzament sio d’aquel qui lo sobre feus aura fachs e de sos heretz e de son ordenh per tostemps.

LO QUAL dich e la qual arbitracio e las quals causas totas e cada una contengudas en aquestas cartas fachas de la présent composicio las dichas partidas acceptero e reccubo per bonas e per leials e per establas perpetualment per tostemps e s’en tengo per be pagats ; e promeso per ferma stipulacio las dichas partidas per lor e per lors heretz et per lors successors per tostemps que tot aissi cum predich es o auran e o tendran e o gardaran e observaran perpetualment per tostemps e de contra no vendran per lor ni per alcuna persona en negu loc ni en negun temps per negun drech ni per noguna razo ni en alcuna maneira ; e si per alcuna razo o jier alcun drech cano o legal………….(1) e espres a fach o a far, promulgat o a promulgar, o per alcu autre drech…. estre……..(2) dichz o entendutz per clerc o per laye, e per alcu……….(3) o establiment o en alcuna autre maneira podio venir de contra a tot aquo renonciero de sos bon grat, e espressament li dich demandador renonciero ne a totz beneficis en favor de nobles o de cavaliers entroduchz e al benefici de la novela constitutio, e li dich en Gastos de Batz e en Tiebaut de Berrac renunciero ne al benefici de menor etat e de restitutio en entegre, e plevit per la fe de son cors lo dich en Ramons de Bearn e li autre dich desus………(4) jurero sobre sans evangelis lor tener e gardar fermas e establas totas e cada unas las causas avan dichas.

Aisso fo fach e acordat XII dias al issit (5) de dezembre. testimonis son

Ranugos de Brols lo cavaliers ;
L. Ar. de Lascumbas ;
R. de Saumons ;
P. de Saumo ;
G. de Saumo ;
Maestre Johan de Nogairol ;
Gorda de Faur ;
P. Gros ;
P. Corna ;
W. de Peiralonga ;
W. son filhs ;
Johan Danner ;
Vidals de Las Portas ;
Ar. W. lo bailes ;
Ar. d’Amelh ;
B. del Sartal ;
Guiscart de Calvet ;
Arnaudos e Bernart, messatge del dich Ramon de Bearn.

(1) Mot rongé à 1’extrémité inférieure de la page et incompréhensible ; et autre mot également rongé à l’extrémité supérieure de la page suivante.
(2) Mots rongés.
(3) Idem.
(4) Mots effacés par une tache.
(1) Les jours, à partir de la fin du mois, se comptent en rétrogradant. La date réelle est donc le 19 décembre.

Et ego Arnaldus de Monberer, communis notarius agenni, qui utriusque vocatus et rogatus tria publica instrumenta unius ejusdem que tenoris de quibus jurati de Layraco pro se et universitate ejusdem……………habuerunt………….(1) sigillatam sigilli domini Gastonis de Brulhes et aliam non sigillitam (2)…………. habuerunt dicti fratres de Golenxs.

(3)

ANNO DOMINI MILLESIMO L NONO REGNANTE DOMINO ALFONSO COMITE THOLOSÆ, GUILLERMO AGENNENSIS EPISCOPO.

(1) Mots effacés.
(2) Mot effacé.
(3) Tout ce qui suit est écrit en majuscules dans le manuscrit.

CHARTE DE 1273.

La première page du manuscrit in-4° est complètement effacée, et il est impossible d’en lire un seul mot. C’est donc avec le manuscrit n° I qu’il a fallu commencer. Or, dans toute l’étendue de ce dernier manuscrit, il n’y a jamais qu’une demi-ligne, un peu plus ou un peu moins, qui ait pu être déchiffrée.

Afin de distinguer les deux versions, nous avons désigné dans les notes, par le n° 1, le manuscrit en forme de rouleau, et, par le n° 2, le manuscrit en forme de volume in-4° : ce qui est entre deux [ ] appartient aux deux manuscrits.

(1) …………………..a perpetual testimoni de scriptura dont sia conoguda causa que can (2) contrast (3)…………. los usatges de la meissa vila e sobre las costumas que li borgues de la universitatz avant dicha re (4)…………………….. parla so es assaber.

GALHART (5) per la gracia de Deu abat de Fiiac (6) e prior del moster e de la vila de Layrac e a tot…….(7) convent del meiss loc (8)…………………em Bernart de Senhtaralha emfermer (9) del meiss loc, em Guillem Vigoros, em Guillem Defontz,

(1) Demi ligne effacée et complètement illisible.
(2) Ou cum.
(3) Autre demi-ligne effacée. Le mot contrast n’est pas une lecture bien sure.
(4) Autre demi-ligne effacée ; re est le commencement d’un mot dont le reste est effacé.
(5) Le même qui a concédé les coutumes de Sérignac en septembre de la même année 1273.
(6) Figeac.
(7) Ces points sont dans le texte.
(8) Autre demi-ligne illisible.
(9) Infirmier du couvent.

em Bernart de Lentillac, em Bernart (1)…………………. autreiero ab discretas e ab savias e bonas personas dignas de fe, cossirant e veent en aysso lo profegh o la utilitat de supli (2)….. e autreiero lo prior e I coventz avandich per lor e per totz lors successors per totz temps als borgues e a tota la universitat e a totz los habitants…………………………………

AL NOM DEL PAIRE E DEL FILH E DEL SENHTZ-ESPERITZ ; AMEN.

La prumera costuma de la vila de Layrac es aquesta :

(3)

1. Totz (4) home de la dicha vila del qual nostre baile del meihs loc aura clamant dara fermansa, si donar ne pot ni l bailes l en demanda, e, si fermar no pot, jurara sobre ls sans Evaugelis que I plagli persegra a esgart del balle e de sa cort e que no pot donar fermansa per aquel plagh e most (5)……….

2.(6) E la cortz del balle deu esser del meihs balle e del cosselb e dels proshomes de la meissa vila e d’autres si mestiers n i avia.

(1) Autre demi-ligne effacée.
(2) Effacée ; probablement cacio (suplicacio…..) même lacune.
(3) Dans le petit manuscrit in-4°, on lit à travers les saletés qui ont tout effacé, les mots de clamor qui paraissent se rattacher à cet article ; ces mois sont en forme de rubrique et en lettres rouges.
(4) Tous les mots soulignés ont été suppléés à l’aide de la coutume de Puymirol et de Sérignac. La fin de l’article étant identique, J’ai dù supposer qu’il en élait de même du commencement. — Puym., art. ler.
(5) L’article parait se continuer encore et se compléter de quelques mots également effacés sur les deux manuscrits.
(6) Même lacune sur les deux manuscrits, même source de rectification.
J’ai adopté ce numéro et les suivants pour me conformer à la coutume de Puymirol qui me sert de guide. Ils ne concordent pas avec quelques numéros qui se trouvent de loin en loin sur les marges du manuscrit no 2.

3. E deu aver l’avandighs priors del vencut V sols (1) de gatge e V sols de defalhiment de dia assignat e V sols de tot home que l vedes fermansa, si l’en demanda ; (e) si clamor n’a, per cada dia que las i demandara, si lo meiss dia que lo demandaria no l’en donava, o si no lo fazia lo sagrament (2) aissi enm dich es.

(3)

4. Empero tots hom a cui sera dias assignat devant lo dich baile, o sia demandaires o defendeires, pot lo dia desempleiar devant lo dia (4) per aibs conogut e no seria tengut de donar gatge al baile (5) [ni d’esmenda far] a l’autra partida.

DE DIAS D’ORDE. (6)

5. [E tot home e tota femna que aura plagh devant lo dich baile deu avor VIII dias continuables de cosselh], si o demanda, e VII dias de razonador e VIII dias de resposta.

(1) Même mode de rectification ; 1es mots si l’en demanda, si clamor n’a per cada dia paraissent à la loupe ressortir complètement ; mais on ne les devinerait jamais, si l’on ne supposait d’avance qu’ils y sont.
(2) Ces quatre derniers mois sont empruntés au manuscrit in-4° qui commence à devenir lisible.
Ainsi, le commencement de cet article, puisé dans le manuscrit n° I, et la fin, puisée dans le manuscrit n° 2, se trouvent coïncider sur ces deux points avec le texte de Puymirol. J’ai du conclure à l’identité des passages intermédiaires.
(3) A partir de ce point, je suis de préférence le manuscrit n° 2, en indiquant par des caractères italiques les mots remplacés par emprunt à la coutume de Puymirol.
(4) J’ai suivi ici le manuscrit no 2, l’autre étant complètement effacé. Les mots soulignés sont effacés aussi dans le manuscrit que j’ai rectifié de la même façon.
(5) Les mots entre deux crochets sont, comme il a été dit, ceux qu’on peut lire couramment sur les deux manuscrits.
(6) Une note marginale d’une main postérieure porte le n° 2.
Cette rubrique n’est que dans le manuscrit no 2 ; le mot orde est d’une lecture très incertaine, ce mot étant à demi-effacé, quoique écrit en lettres rouges.

DE TESTIMONIS. (1)

6. E tot hom de la dicha vila que traira testimoni devant lo dich baile del dichs prior de que sia estats………(2) fachs clams devant lui deu aver VIII dias continuables per proar o mens, si o demanda, e en aissi III dias continuables cadau de VIII dias aissi cum dich es ; e si es (3) eas dels testimonis, que la persona que (4) volia proar deura traire no era en la terra, deu ne aver dia a albire del baile (5) e de sa cort [ab que jure sobre ls sans Evangilis que no o fassa per nulha defacha] ni per lo plagh alongart (6) ;……………………. testimonis.

7. E aquilh que auran auzit los testimonis e seran estat al cosselh devo tener celat tot. quant que i sera fach ni dich entro que sio publicat en la cort [per lo baile e per la corl]. (7)

(8) DE RAZONADOR.

(1) Le manuscrit in-4° contient ici une rubrique tachée et illisible quoique en lettres rouges. J’ai cru lire à cette rubrique : De Testimonis.
(2) Effacé.
(3) Ou el. Le texte est tellement pâle qu’on a de la peine à le lire.
(4) Pour rendre le texte intelligible, il faut ajouter aquel que, et l’on a le texte suivant : que la persona que aquel que volia proar deura traire.
(5) Manuscrit taché, mots illisibles : on distingue cependant ailes dans le manuscrit n° 2. Le manuscrit n° 1 laisse voir re qui paraît être la fin de albire et porte lisiblement del baile ; les mots e de la cort y sont effacés.
(6) Ce chapitre est le même que l’art. 11 de Puymirol, très résumé. Cette lacune provient d’une faute sur le manuscrit n° 2. Le manuscrit n° 1 est illisible à partir de defacha.
(7) Puym., art. 12.
(8) Note marginale, n° 4.

8. [E si alcus hoin que aia plach devant lo dich baile e de sa cort del dich] prior ab autre no pot aver razonador, lo bailes e sa cort l’en deu donar, si o demanda, ab que I done rasonablement de sos diners (1)…………………… aissi cum devran ; e si aquel razonaires no (2) [volia razonar aquel home quant lo bailes e sa cort lo aurio dich, no razonaria de mech an negu plach] en la cort del dich baile de la dicha vila, si per justa escuzacio desencusar no s’en podia que no I degues razonar, a conoguda de la cort e del baile.

DE MESSIOS.

9. E do las despessas [que seran fachas per lo comunal fach de la dicha vila de Layrac sio traichas et pagadas a esgart dels jurats de la dicha vila, o dels au]tres proshomes de la meissa vila, si jurat no i avia ; et que aquilh juro sobre sans evangelis en la ma del dich baile que be e leialment a bona fe faran la dicha talha, [e que I bailes destrenga aquels que pagar no volrio so qee talhat lor séria. (3)

DE BATALHA.

10. E si alcus hom de la dicha vila era apelatz de batalha no] s’en combatra ab que volia far dregh a esgart del baile e de sa cort, si per sa voluntat combatre no s volia et no respondra tal causa per que s degues combatre. (4)

(1) Deest dans le manuscrit en bande.
Quoique cet article soit le même que l’art. 13 de Puymirol, il y a une variante suivie d’une lacune qui résulte d’une tache sur le manuscrit n° 2. Le manuscrit n° 1 est complètement effacé sur ce point.
(2) Les mots soulignés, à demi effacés dans le manuscrit n° 1, ont été lus à l’aide de la coutume de Puymirol. Le parchemin du manuscrit n° 2 est coupé sur ce point avec des ciseaux.
(3) Puym., art. 66. Il y a des différences notables de texte.
(4) Puym., art. 67.

DE GUIDAR.

11. [E tots hom que sia horgues de la dicha vila de Layrac posca (1) lot home guidar dints la dicha vila e dints los dex (2) de la meissa vila de Layrac], si home mort no i avia dont acordats no fos, e pres no I tenia, o defendement no n avia agut d’aquel a qui aquel home auria tort per la boca de lui o per [erida de vila. (3)

STABLIMENT.

12. E li predich prior e covent an donat plener poder (4) als jurats de la dicha vila o als autres pros homes de la meissa vila], si jurats no i avia, que ilh, ab l’avant dich baile e ab sa voluntat e dels autres proshomes del meis loc, posco far establiments sobre terras (5) e sobre vinhas e sobre totas causas [que sio a profegh del dich prior e de la dicha vila de Layrac e de la honor del meis loc, e que aquels establimentz, totz o alcuna partida] de lor, lo bailes, e ls jurats o li autre proshome del meis loc, si jurats no i avia, en pusco ostar quant se volran ; e aquilh establiment no devo aver valor mas [per I an, e aitant de l’an cum jurat estaran en lor offici, o per aitant cum sera estat establit]. (6)

DE FACH D’ADULTERI. (7)

13. E totz home que sera pres ab femna maridada et tota femna que sera presa ab home molierat, ambedui corran la vila tuch nut liat ab una corda, e I senhor aura V sols d’arnaldes de gatge en cadau ; e si corre no volio, [LXV sols d’arnaldes de gatge en cadau. (8)

(1) Pusca, manusc. n° 1.
(2) Decs., ID.
(3) Puym., art. 72.
(4) Les deux versions concordent, comme l’indiquent les crochets de erida à vila. Seulement dans le manuscrit n° 2 on a taillé le parchemin de manière à faire disparaître les mots soulignes.
(5) Terras, mot omis par le copiste.
(6)Puym., art. 75.
(7)Cet article porte en marge le n° 9.
(8)Puym., art. 25.

Empero lo senher ni sos bailes no deu ni pot penre home ni femna en adulteri senes dus pros]homes o maiss dels juratz de la dicha vila, o senes dos o mais dels proshomes de la dicha vila, si jurat no i avia, e que sio trobat aquelh que seran pres nul [e nulz o bragas trachas. (1)

DE SAGRAMENT.

14. E deu aver lo bailes del dich prior sobre tot home de la dicha vila de Layrac a cui sia jutjats sacraments] devant lo meis baile, si far no l’auzava, V sols d’arnaldes de gatge ;

Empero aquel a cui deuria far lo sagrament li pot laissar lo sagrament, si s vol ; z si lo ilh laissa, no i a [nulh gatge. (2)

DE LAIRONICI DE NUCHZ.

15. E si alcus hom o alcuna femna prendia de nochz de las causas de l’autrui vinha, o de l’autrui casal, o de l’autrui prat], o de l’autrui albre, e proatz n’era, seria gatjats en XX sols d’arnaldes per razo de dexs establitz de la dicha vila e la malafacha adobada ; e si pagar no o podia que seria castigatz [a esgart del bailes e de sa cort.

DE CREDAR MAIO DE NUCHZ.

16. E qui crebara (3) autrui maio de nochz, le senhor de la maio lo prenga, si potz, e que I reda al senhor] e a sa cort…..

(1) IDEM, art. 26.
(2) Puym., art. 6.
(3) Le manuscrit n° 1 porte crobara, très lisiblement.

….. (1) e si no si laissava peure, o s s’en anava, (2) o s’en fugia, (3)

s’el senhor do la maio o sa mainada l’aucisio o lo plagavo ades dints lor maio o [dintz lor poder que no fosso tenguts a lui, ni a sos parentz, ni al senhor.

DE INTRAR DE MAIO.

17. E si alcus hom avia sospessonos home o femna per] qae lo défendes sa maio que no i intres, e I intrava sobre son defendement quant lo I auria defendut devant dos prohomes borgues de la vila, o d’aqui en sus e devant lo baile,] e I auteia el o hom o femna per lui cum de batre, cum de ferir senes aucire o se nos greument plagar, lo senhor de la maio, ni hom,] ni femna de la maio, ni qui i ssia estat, no serio tengut al senhor, ni a la vila, ni a home, ni a femna.

Empero si de nochs li trobava, d’aquo (4) passaria aissi cum dessus es dich d’ome de foras que crebaria maio de noch. (5)

DE FALS TESTIMONIS.

(6)

18. E si alcus hom o alcuna femna trazia fals testimonis contra alcus hom o alcuna femna per loguer ni per als, aquel

(1) Cette lacune provient d’une tache sur le manuscrit n° 2. Quant au manuscrit n° 1, il est sur ce point complètement effacé, à partir du mot senhor. Cet article n’est point dans Puymirol ; on peut seulement le comparer au chap. XX d’Agen et LXV de Larroque-Timbaut, dont la coutume est encore inédite. Je crois lire sous la tache si se laissa peure ab ou als.
(2) Lecture douteuse à cause de la saleté. J’ai cru quelque temps lire s tornova. Il n’y a de bien certain que les lettres suivantes o s .. .. ava.
(3) Lecture également incertaine.
(4) Les mots soulignés ont été pris sur le manuscrit n° 1, plus lisible sur ce point que le petit manuscrit qui est taché.
(5) Cet article est la reproduction à peu près littérale du 2e §, chap. XX, Cout. d’Agen.
(6) Même observation que pour la note 4.

qui los trairia, e I meis testimonis correrran la dicha vila publicament ; (1) e sobre aque (I) que lo trairia e sobre cada testimonis [fals auria lo senhor LXV sols de gatge ; e aquel o aquela contra qui li testimoni serio tragh (2) auria, si o demanda, VIII dias continuables] per dire contra los dichs e contra las personas dels testimonis quant li testimonis e lor dichs seran publicats. (3)

DE BATERO.

(4)

19. E de tota balero e de tot mal dich dont venga [clamors al senhor e als jurats, rancura deu esser delioratz dints III jornz continuables cadau de III dias e li testimoni] dints los meis III dias continuables, e si los testimonis no volo venir per aquel qui los aura trachs, lo bailes los deu far venir per portar testimoni per aquo [en que seran trachs, e quant li testimonis seran publicatz, lo defendeires deu aver VIII (5) dias, si o demanda, per dire contra los testimonis] cum dessus es dich e deu estre facha dressa ad aquel (6) que sera estatz batut a conoguda del bailes e dels juratz e d’autres proshomes] de la meissa vila, si jurats no i avia.

DE ONTA DICHA.

20. E si alcus hom fa aouta ad autre per fagh e per dich fara ne esmenda ad aquela persona a cui aura facha [aquela aonta a albire del bailes t dels juratz (7) e dels autres proshomes de la

(1) Cet article est jusqu’ici littéralement conforme à l’art. 14 de Puym.
(2) Ce passage, depuis publicament jusqu’à ce mot, n’est pas dans Puymirol.
(3) Depuis auria, conformité avec Puym., art. 16. Les dispositions de cet article disparaissent en partie sous les maculations.
(4) Le commencement de cet article est dans Puym. ; la fin est spéciale.
(5) Ces deux mots illisibles dans le n° 2 résultent du n° i.
(6) Ces mots sont d’une lecture incertaine, toujours a cause des taches.
(7) Ces mots sont trop souvent reproduits pour qu’il soit possible de se tromper Ils se devinent plutôt qu’ils ne se lisent sous la maculation qui les recouvre.

dicha vila si juratz no i avia, si o demandava, (1) [se li bailes n’a clamant e ls juratz rancura.

DE SANG.

(2)

21. E si alcus hom trazia sang ad autre ab basto, o ab peira, o ab ferrament, lo senhor ne deu aver [V sols d’arnaldes de gatge, e LXV sols, si i a plaga leïals, (3) d’aquel que I colp aura fach, si clamor n’es facha, e quant sera] proat aissi cum deu ;

Empero si I colp es mortals, deu esser gardats aquel qui I colp aura fach en poder del baile entro que sia oonogut si I plagats morria [d’aquela plaga ; e si mor d’aquela plaga aquel homicida sera sebelits dejus lo mort, e aquo ades, e totas] sas causas seran encorsas al senhor, pagats sos deutes e l’aver de sa molher, e aquo que I plagats aura costat demeciat.

DE ENQUERRE.

(4)

22. E li jurats de la dicha vila o li [autres proshomes de la meissa vila, si jurats no i avia, podo enquerre comunalment ab lo bayle de tota malafacha [que hom aia facha en la dicha vila o en sos apartenements, quant que clamants e rancurants eissis, (5)

(1) La fin de cet article est spéciale ; elle a été lue exclusivement sur le manuscrit n° 1. Le commencement est commun avec Puym., art. 18.
(2) Puym., art. 19. Quelques variantes.
(3) On lit dans les Fors Béarnais du XIe siècle, art. 163 : « Per plaga leyau, pague lo qui plagua au plagual XVIII sous et au senhor XVIII soos. » « Ea dïcitur ( Ducange, V° plaga que habet in longitudine et ïncisione unciam pollicis quæ est quinta pars du pan de canne. »
(4) Puym., art. 21.
(5) Ce mot est illisible autrement ; il est remarquable que Brequigny l’ait omis dans la copie de Puymlrol comme illisible ; celui qui le remplace dans la coutume de Sérlgnac n’a pas de sens ; Il ne peut se lire autremeut dans le n° 1 ; et dans le n° 2 i1 dîsparait sous une maculation.

coras que sia fach de noch o de dias, de foc metre, o de vinhas o d’arbres, o de blat talhar o d’autres malafachas rescostanhas.

(1)

E I senhor ni I bailes no pot lar enquisicio senes los jurats o senes autres proshomes de la dicha vila, si jurats no i avia, ni li jurats senes lo baile o de son cosselh.

DE PEURE VITALHA. (2)

23. E lo prior ni lo cuvent de Layrac sobredich ni hom per lor (3)………………………………………….. de la dicha vila de layrac si no empero……………..de la universitat e dels proshomes de la dicha vila…………..de causa menjadeira I mess e aquo ab li gatge. (4)

DE…… (5)

24. E lo senlior o sos bailes ni hom per lor no deu ni pot penre nulh hom ni nulha femna de la dicha vila de Layrac que [drech volra far ni posca en la meissa vila,] ni per nulh plach no lo deu traire ni mandar foras la meissa vila, si no [era jutjats a

(1) Ce § est illisible sur le manuscrit n° 2 et lisible seulement à demi sur le manuscrit n° l. Il est littéralement conforme à Puym., art. 22.
(2) Une énorme tache couvre tout ce chapitre dans le manuscrit n° 2. Le manuscrit n° 1 est effacé sur la majeure partie, et je n’ai pu m’aider d’aucun texte analogue. La moitié de la rubrique est illisible ; je ne suis pas bien sûr de celle que je reproduis.
(3) Il m’a été impossible, malgré de grands efforts réitérés de déchiffrer quoi que ce soit sur l’un ou sur l’autre manuscrit. Tout ce que je transcris est sur le manuscrit n° 2.
(4) J’ai cru lire après le mot gatge le mot do, mais je me garderais de rien affirmer.
(5) La rubrique a été grattée et effacée.

mort o a deffasement de son (1)…….. e si no era per cas dont sos cors degues passar pena. (2)

DE HOME ESTRANH.

(3)

25. E si alcus home estranhs a plach ab aleu home de la dicha vila de Layrac de diners o d’autra causa, l’om estranh deu enquerre aquel que sera de la dicha vila enans que se clame, [e si l’vol far drech a conoguda dels proshomes o dels jurats de la dicha vila, no s’en deu clamar, e, si o fa, deu lo gitar de la ma del senhor, e deu far ades son deman e l’autre deu ades respondre al dich deman, o dints (4) VIII dias ses tot prolongament ; e si testimonis i a obs, [devo venir per los dias assignats aissi cum dessus es dich] sobre lo fagh dels testimonis.

DE PROAR. (5)

26. E de totz plach que sia devant lo baile o devant los jurats de la dicha vila o devant autres proshomes del meis loc, si jurats no i avia, entre alcu hom estranhs o privats, nulh home no pot [proar borgues jurats de la dicha vila de Layrac ab] testimonis, si de la meissa vila no i avia, o ab carta de notari public de negu fach que sia de la dicha vila ni de sos apartenements, si no era de bolament de terra o d’autres honors o dels covents avant dichs. [pero en fagh de clamor lo senhor (6) costrenher los testimonis per portar] testimoni.

(1) Illisible, il peut y avoir cors ou bes.
(2) Lecture douteuse, ce mot est illisible. Cet article a été transcrit, eu grande partie, à l’aide de l’art. 28 de Puym.
(3) Puym., art. 23.
(4) Lecture douteuse, tache sur le manuscrit n° 2. Manuscrit n° 1 effacé.
(5) Cette rubrique est d’une lecture incertaine, à cause des maculations. Le reste du chapitre a été lu à l’aide de l’art. 24 de Puymirol.
(6) On doit, pour la régularité de la phrase, ajouter pot (lo senor pot costrenher).

DE PES E DE MEISURAS.

(1)

27. E tugh li pes et totas las meisuras de la dicha vila devo estre leials et drechureras e del grant de la meisura d’Agen ; e la senhoria d’aquel pes e d’aquelas [meisuras deu estre do l’avant dich prior e de los successors per tos temps.

DE FALS QUINTAL.

(2)

28. E totz home e tota femna [que tengua fals quintal, o falsa liora, o fals marc, o falsa cana, (3) o falsa meisura, lo fach proat per lo baile e per los jurats, o per los aulres proshomes] de la meissa vila, se jurats no i avia, lo senhor i deu aver V sols de gatge, e la meisura falsa encorreguda al senhor.

DE DEUTE AD AUTRE.

(4)

29. E tolz home que deia [deute e s reclama per non poder, aura terme per XL dias per terra vendre si n’a, ni o demanda, e jurara sobre 1s sans evangelis que [dints aquel terme la aia venduda si troba a cui, e deu mentaure la terra que volra vendre ;

(5)

Empero si I crezeires pot mostrar moble que sos deu[tors aia

dont lo pusca pagar, non aura aquel terme, ans deu estre costrechs de pagar son crezedor a esgart del baile et dels jurats de la dicha vila ;

(6)

[E si no a terra ni heretat que pusca vendre, jurara sobre 1s sans evangelis de mes en mes que pagar no pot de son moble V sols ni plus], e aissi cum o aura lo pagara salva razonablament sa messio.

(1) Puym., art. 38.
(2) Puym., art. 39.
(3) La canne est encore une mesure du pays ; sa longueur est de 1 mètre 77 centimètres.
(4) Puym., art. 41.
(5) Idem, art. 42.
(6) Idem.

DE DEMANS DE TERRA.

(1)

30. Si alcus home e alcuna femna demandava en cort terra, o honor, [o autra heretat ad alcuna persona que tenga possessio, lo defendeires aura VIII dias per cosselh, e VIII dias per resposta, e VIII dias per razonador, si] o demanda, e VIII dias per terra garda, o mens se mens ne vol ; e si vol traire [garens, ni o razona, auria VIII dias per garentz, o mais, si l’garens no es en la terra, a conoguda de la cort devant cui lo plachz sera ; e jurara sobre ls [sans evangelis aquel qui lo garent traera que no o fa a mala fe, ni per nulha mala defucha, e pot ne aver aissi, si o demanda, entro en III dias] de garent en garent entro que sio trach

III garent ; e aura per cada garent III dias ; e si I garent es en la terra, e no vol venir] per lui, pot s’en clamar al baile devant cui aquel plachz sera, e en aquela vila el plach deu cessar a esgart de la cort entro que I garent [sia vengutz en cort per portar garcntia d’aquo per destressa del baile, jurat sobre ls sans evangelis d’aquel qui tals garent traera] que no o fa a mala fe ni per fugir al plagh.

DE PENHORAS DE LECHS.

(2)

31. E nulhs que sia borgues de la vila no deu estre penhorats per deule que devo de son lech de si ni de sa mainada, ni de sas armas, ni de sos ferraments ab que gaanhe sas messios, ni de sos vestirs de si ni de sa molher, ni de sa mainada, ni de sos efans, si no per messio comunal, o per gatge conogut.

DE NOTARIS.

(3)

32. E volgo lo prior e 1 covent avant dichz que public notari

(1) Puym., art. 37.
(2) Puym., art. 42.
(3) Puym., art. 46.

sian eslablitz en la dicha vila per lo baile e per los juratz del meis loc, o per autres proshomes del meis loc, si juratz no i avia, li qual notari devo jurar sobre ls sans evangelis que ilh seran fiel e leial e drechurer en lor offici e seran francs de totas messios de la dicha vila e de gacha e de manobra ; e si proats era que agues fach falsa carta, devria perdre lo punh drech, e totas sas [causas serio encorsas al senhor, e seria fors jurats per tostemps de la dicha vila.

(1)

Tots hom que carta contrafaria o essientement (2) de carta falsa usaria seria gitats de] testimoni e de tot jutjament e de tot fach leial, e l senhor auria sobre aquel LXV sols d’arnaldes (3) sa molher pagada e sos deutes, e si sabia que la carta fos falsa, e proats n’era…………..regut al senhor sa molher…………. (4)

DE DONATIO.

33. E tota femna de la dicha vila de Layrac sia aondosa de l’aver e de las causas que sos paire e sa maire l’aura donadas en son maridatge e no aia retorn els autres bes ni a las autras causas que seria de son paire o de sa maire si I paire o la maire no lo i donava o no fa orden (5) o no i a torns per defalhiment de linhatge.

Empero totz covents fachs en maridatge aia valor e neguna

(1) Puym., art. 47.
(2) Je lis ainsi ce mot d’après le texte de Puymlrol. Il est illisible sur le texte du manuscrit n° 1, à cause d’une maculation.
(3) A partir des mots el senhor, je suis de préférence le manuscrit n° 1, l’autre étant trop taché.
(4) Cette lacune est due aux maculations ; rien n’a pu m’aider à la combler. Le texte de Puymirol n° 1 n’est pas conforme sur ce point. On pourrait rétablir le texte ainsi : sos bes seria incorregut al senhor, sa molher et sos deutes pagats.
(5) Ces mots sont d’une lecture douteuse à cause des maculations. Ils font une variante au texte de Puymirol, art. 48.

femna de la dicha vila [estant ab son marit no pusca donar nulha causa nomoblaà son marit (1) en neguna manera, e si o fazia no aia] valor ; mas en son testament lo pot donar o laissar diners sobre sa heretat si s vol, e que aquela heretats valha maiss la meitat que no I laissara.

DE DEUTES DE MORT.

(2)

34. E tota heritats que convenga estre venduda per pagar deutes de mort o de morta, o per ordeuh, o per dareira volunlat [cumplir sia cridada publicament III dias, e qui maiss i donara aquel la aia, pero a bona fe e senes barrat, e nullis ordeuhers no o pusca retener] ni comprar de las causas de que seran ordeuhers.

E tot ordeuh e tot testament aia valor aissi cum deu.

DE DEMANDA.

(3)

35. E nullis hom e nulla [femna que sia borgues o borguessa de Layrac no deu far neguna demanda en noguna honor, ni en neguna heretat que sia dintz la dicha] vila o en sos apartenements quals que sia que sia estada venduda, o afeuzada, o aguda per escaenza de linhatge ad aleu [home o ad alcuna femna de la dicha vila que la tenga e la possedisca X ans continuables en bona possessio senes fadiament de drech] e senes demanda que hom ni femna dintz aquels X ans no li aia facha, exceptatz orphanols que en aquel temps no fos d’etat de XXV ans, car aquel pot demandar totas horas son drech coras que sia de la dicha etat de XXV ans o en endemech, si demandar o vol.

Empero dels dichs XXV ans a enla no aia valor nullia demanda qu el ni hom ni femna per lui i fes, si endemech demanda facha no avia.

(1) Je copie ici Puymirol, art. 49. Le reste de l’article est semblable ; maculation sur bien des points. (2) Puym., art. 50.
(3) Puym., art. 52.

DE JUSTIZIA.

(1)

36. E I dich bailes deu far totas las justizias de la dicha vila e deu las jutjar ab dels juratz e ab dels autres proshomes de la dicha vila de Layrac.

DE MERCAT.

(2)

37. E lo mercat de la dicha vila sia tostemps al dijous e aquel mercat sia segurs dintz los dex de la meissa vila e tuch home e totas femnas que al dich mtrcat venran sio segurs a l’anar e al tornar, lo dia e lendoma, si home mort no i avia, o pres no I tenia, o no devia deute conogut ad home de la meissa vila ; e tuch home e totas femnas que portaran per vendre al dich mercat ailles, o onhos, [o fromatges, o ous, o vaissela, o peis], o tota autra causa menjadeira sia quitis de tot peatge, exceptat que totz bestias de II ou IV pes done peatge si s ven el dich mercatz, si aquela bestia es de peatge ; (3) empero si ai] avia en autre loc per vendre e passava per la dicha vila de Layrac, deu pagar lo peatge acostumats.

(4)

38. E si desanava d’alcuna femna maridada de la meissa vila senes heret que no agues, so es assaber, filli o filha de son leial matrimoni, la honor que sera donada per leiss en rnaridatge, si no era donada per vendre, o per far sas proprias voluntats deu tornar a aquel o aquela que plus pres per suceessio de leis i devria heretar.

(1) Puym., art. 44.
(2) Puym., art. 29.
(3) Ce texte que je copie est celui du manuscrit n°2. Le manuscrit n° 1, qui n’offre que les dernières lignes, porte avant le mot peatge les mots suivants : e si no s ven pot s’en tornar quitis de. C’est la première variante sérieuse que j’aie pu constater entre les manuscrits.
(4) Cet article ne se trouve que sur le manuscrit n° 1 ; il parait avoir été sur l’autre l’objet d’une omission. Les mots en italiques ont été puisés dans Puymirol, art. 56 ; Ils sont effacés ; les autres sont les seuls fournis réellement par le manuscrit.

DE PROAR DE BAILE.

(1)

39. [E I bailes no pot re proar si no o fazia causa que fos estada facha o dicha en sa cort vestita, o ab carta de notari public], o per inquisitio del senhor e dels juratz en fach do crim o de batero o de mal dich a bona fe.

DE PEURE LAIRO.

(2)

40. E nulh hom no deu penre lairo que ades [tantost quant poira no I reda al baile ; e si no o fazia deu se gatjar en LXV sols d’arnaldes al baile, e redre lo] laironici ad aquel de cui lo laire l’auria agut.

DE PENHORAR.

(3)

41. E I bailes ni hom per lui ni en loc de lui no deu penhorar nulh home ni nulha femna [de la dicha vila que sia borgues o borguesa si no o fasia per lo gatge conogut o per deute de que agues aguda clamor.

DE TORNERS.

42. E si alcus hom] o alcuna femna torners (4) areir penhora que I bailes agues facha per razo el loc dont l’auria aguda senes sa voluntat [donaria V sols de gatge e tornaria areire a sa messio aquela penhora aqui dont l’auria aguda ni presa].

(1) Puym., art. 58.
(2) Puym., art. 67.
(3) Puym., art. 59.
(4) Ces deux mots sont parfaitement lisibles dans le manuscrit n° 2, effacés dans l’autre. Le texte de Puymirol porte tornava nulha, art. 59.

DE……(1)

(2)

43. E tots hom e tota femna que venda vi en la vila de Layrac deu jurar sobre ls sans evangelis que aquel vis que I ven er blos senes aiga que I no i mes [ni home ni femna que I sapia ; e asso deu far si I ven a taverna o en gros ; e si no o jurava la senhoria i aura V sols de gatge.

DE MOLRE. (3)

(4)

44. E I prior e I covents de Layrac avant dich devo far molre en los molis totz blatz que hom o femna del meis loc los porte o i lassa portar] al treze (5) senes maiss que ilh ni hom per lor no n devo penre ;
E per meissa manera tota pasta que hom porte a lor forn per coze devo coze al treze ;

E quant hom o femna de Layrac aura portat lo blat als molis sobredichs per molre devo tener I dia e una noch [el dia que li portara ; e si dintz aquel terme no podia molre, potz l’en traire e portar molre ont que I volha senes que I senhor no n prengues moldura ;]

E per (6) so que lo blat sera portat als molis e sera mostrat als moleners d’aquel moli, e hom e femna panava [aquel blat que

(1) La rubrique, quoique en lettres rouges comme toutes les autres, est à demi effacée et illisible.
(2) Puym., art. 53.
(3) Cette rubrique est également effacée ; mais une main étrangère a mis en marge, en écriture du XVIe siècle, de molre.
(4) Puym., art. 71.
(5) Le treizième. Ce mot est un peu effacé au manuscrit n° 2 ; il résulte du manuscrit n° 1.
(6) Lecture douteuse, mots à demi effacés sur le manuscrit n° 2 ; complètement sur le manuscrit n° 1.

seria portat als dichs molis e mostrat aissi cum dich es, lo dich prior lo deu esmendar ad aquel de cui lo dich blatz sera ; e per meissa manera esmendar lo……. (1)

DE (DOTS). (2)

45. Toi mobles que hom3………….‘en esposalici ab molher deu estre ad aquel home a cui sera douai per far sas vo-luntals si sa molher mor avanl qu’elle si cl mor avanl que sa molher, ela cobresavant lolaspersonas lotas las causas5 moblas que li auria donadas ; [c si la molher cra piocella quanlz l’a pressa, el lo deu doblar son aver moble si efant parvent, fiili o lilha, non avio agut de Iciss, cl las herclatz que per leiss auria agudas] que I redria soûls e quitis; el si la molher muria avnnl aquel marilz e que de lor no n aiaG autre [herelsfilhs c lilha, las honors e las herelalz que ela l’auria donadas en dot tornario al linhalge plus probda de lciss si licrel no i avia de lor,] o I mobles………7 soulz e quitis aissi cum dich es. Si empero autre……… o autre conventio ne [era fachs entre I marit e la molher al comensament del maridatge o en testament.

(1) Lacune sur les deux textes. Puymirol ne m’offre aucun moyen d’y suppléer ; je croîs lire sous les saletés du manuscrit n° 2 pa que : d’où l’on peut induire que le même principe de responsabilité est imposé au prieur pour le pain volé dans le fournil.
(2) Ce mot dot est illisible. Je l’ai principalement induit du contenu de l’article.
(3) Version qui paraît résulter du manuscrit n° 2, énorme maculation sur le manuscrit n° 1, Puymirol muet.
(4) Je crois lire ou plutôt deviner sur le manuscrit n° 1, de la dicha vila. Il faudrait ajouter te, et la lacune serait complétement remplie ainsi : que te hom de la dicha vila. Je ne donne cependant cette restitution que comme une hypothèse.
(5) Lacune sur les deux manuscrits, illisibles tous deux. La coutume de Laroque, art. 80, permet de faire la restitution du texte, au moins quant à son sens.
(6) Mot complètement indéchiffrable à cause de la maculation dans un manuscrit et de la vétusté dans l’autre ; Version hasardée.
(7) Même cause de lacune.

DE FEUS.

46. E l dich prior de Layrac aura de totz feus o de reire-feus] dintz la vila de Layrac que fassa blatz a lui totas las vendas ; mais li acaptas e li gatge seran d’aquels [homes que I sobrefeus auran fachs en aquel meiss feus que fan blatz ; e tugh li autre feus que son tengulz de la gleia sio en meissa manera] que son li feus del senhor en Gasto de Bearn e des cavalers ab cui li dich homes de Layrac se son [pauzats, de que es facha carta e de totas las causas (1) de cui la meissa carta fa mencio sobre ls feus salb acaptes que no pagara hom a la gleia senhs]……..si no a possedeire dels feus…….e oblias…….. (2) acaptes.

DEL DESME.

47. [E lo dich prior de Layrac deu penre e far penre lo desme del blat que a lui aparte per razo de la dicha gleia en garba ; la onzena garba fora primerament per seguar] e per liar, e quant l’ome o la femna auran son blat liat, deu cridar III vegadas al desmes, e si I desmers non [es venguts quant l’ome o la femna aura eridat III vegadas aissi cum dich es deu gitar be e leialment lo desme de son blat ; et s’il senhor no l’en eresia] que n pot aver sagrament ; e li autres desmes, so es assaber, de blat que l’om no liga en garbas, e de vi, [e de li, e de canep que sio en aquela maneira cum a estat acostumat sa en reire ; e en autres desmes reconogo le prior e I covents avant dichs que no an acostumat] a penre sa en reire ni penra per enant.

(1) Lecture douteuse ; mot a demi effacé sur les deux manuscrits.
(1) Lacunes résultant de la vétusté ou de la maculation des deux manuscrits. Rien n’a pu m’aider extrinsèquement. Senhs paraît devoir êre suivi de Marti. Senh Marti, comme au chap. 53.

DE FEUS DE TORNARIA.

(1)

48. E tots home e tota femna de Layrac de cui hom tenga feus dintz los apartenements de la meissa vila pot retener si I vol tot feus que hom tenga de lui coras que se venda per ailant quant autre i donaria, per sa propria taula, ab que jure sobre ls sans evangelis que per sos obs senes autrui lo vol retener ; e quel tenga 1 an e 1 mes ; e pot no aver, si s vol, VIII dias continuables per cosselh ; si que no deu o ades autreiar de part senhoria ses tot contrast ad aquel a cui lo dichs (2) vendeires n’aura fach covent ab las vendas, so es assaber, I diner de cada XII diners et sos acaptes.

[Empero tot torners o pot aver, si s vol, devant autrui e devant lo senhor del feus per aitant quant autre i volria donar a bona fe.

Empero lo torners] devria sonar, si en la terra sia ni o sap, dintz VIII dias, e far las meissas pagas que I compraires auria covents a far ; e si I torners no es en la terra deu i aver sonat dintz I an e I mes o hom per lui, sino lo torns (3) no auria valor ; et si lo senhor del feus, agutz VIII dias continuables de cosselh aissi cum dich es, no volia retener lo feus, no i pogues re demandar per razo de senhoria ni per als per razo de la venda, ans es tengutz d’autreiar a la requesta del feusater, e lo dichs prior no es tengutz de far sagrament de retenement de feus que lo volia per sos obs quant se vende, aissi cum dich es, ab que lo retenga a sa taula.

(1) Puym. art. 60.
(2) Manuscrit très-taché. Je me suis beaucoup aidé de Puym., art. 60.
(2) Torners, manuscrit n° 2.

DE FEUS.

49. E si alcus hom o alcuna femna de cui borgues o borguesa de Layrac tenga feus dezia que I feuzaters tenia maiss feus que 1 feuzaters no dovria, e I mezeïs feuzaters negava que no n tenia de lui mais aitant quant mostrat l’avia, I senlior proar no o vel o no pot, e aquel feuzaters auza jurar sobre ls sans evangelis que aquel es lo feus que I a lui mostrat, lo senhor del feus no l’en pot plus demandar ; e si lo senhor l’en podia mais proar, tot aquo que mais l’en proaria fos encorregut al senhor de cui movria lo feus.

DE…… (1)

50. E totz home e tota femna que talhara vinha, o metra foe en maios, o en blat, o en fe, o en pallia sciemment e maliciosament que sia encorregut al senhor en cors o en aver, la malafacha adobada e sa molher pagada de son dot (2) si la a, e pagats sos deutes.

DE GATGE. (3)

51. E totz hom et tota feinua que panara de V sols en jus lo senbor i aura LXV sols d’arnaldes de gatge, e que corria la vila aquel que panatz auria ; e si pana de V sols en sus que sio soi bes encors al senhor, pagatz sa molher, se la a, de son dot e pagats sos deutes, e dels cors que faria lo senhor justicia segont lo forfach que fach auria, la malafacha adobada.

DE FACH ESCOSTIS. (4)

52. E tota mala facha rescostissa que no pusca estre proat, ni trobat qui fach o aura, que sia adobada e esmendada ad aquel que preza l’aura de tota la dicha vila comunalment.

(1) Rubrique effacée à demi et illisible. Il doit y avoir de Talhar.
(2) Ces mots sont peu lisibles dans le manuscrit n° 2, et effacés dans le manuscrit no 1. Je les ai devinés plutôt que lus. Je ne crois cependant pas m’être trompé.
(3) Cette rubrique se devine plutôt qu’elle ne se lit.
(4) Secret, caché.

DE FEUS.

53. E tugh li feus que movo de la dicha gleia Senh-Marti que an estat afeusat o sobre afeusat sa en reire entro al dia d’oy, retenguts capfeus o no relenguts, que remenga ferme e stable per tostemps aissi cum fach son ; c tot autre feus que hom tenga de la meissa gleia pusca hom sobre afeusar ab que aquel que lo sobre afeuzara i retenga capfeus que valha be las oblias que I ne devia far….. (1)

DE SCRITZ (2) QUE NO FOS.

54. E si alcu cas si endevenia que no s fos escriouts en aquestas costumas que se determines per las costumas desus escrioutas, si far se podia ; e si far no o podia que se détermines per dregh.

LAS QUALS (3) COSTUMAS TOTAS E SENGLAS contengudas en aquesta présent carta lo prior e l covents avant-dichs per lor el per lors successors an aproadas el cofermadas, volgo que remango fermas e establas per tostemps senes tot corrumpement e promes lo dich prior de Layrac que el (4)……..e fara que l’abas de Clunhic lausara e autreiera e proara e cofermera per tostemps e a tota la universitat e a totz los hahitants de Layrac totas e senglas las dichas costumas e que lor ne donara letras de cofermacio sageladas ab lo sagel del meis abat de Clunhic.

(1) Illisible sur les deux manuscrits.
(2) Ce mot n’est pas parfaitement lisible ; il a été plutôt deviné que lu.
(3) Ce protocole forme un chapitre à part dans le manuscrit n° 2. Il est précédé d’une rubrique en lettres rouges, mais cette rubrique est illisible.
(4)Effacé sur un manuscrit et illisible sur l’autre.

DE COSTUMAS. (1)

E aqui meiss :

En P. de Saumo. (2)
En Guilhem de Folheda, jurat de la dicha vila de Layrac.
En Bernard de Saumo. (3)
En G. de Belho.
En amels de Bigorra.
En R. de Saumo lo Massips.
En G. de Sancta Graicera.
En Esteves de Ponser.
En Ramos Bernard Claver.
En Ar. de Calvet.
En Vidal del Melsaire.

En Bernats Malacarn, borgues de la dicha vila de Layrac, (4) aqui presentz per lor e per tota la universitat e per totz habitans e habitadors de la dicha vila de Layrac an receubudas e aceptadas e autreiadas totas e senglas las dichas costumas e volgo que aio valor senes tot enfranhement per tostemps.

E aisso fo fach XV dias a l’intrat del mes de (5) juilh, anno Domini M° CC.° Septuagesimo Tertio.

(1) (sic) Le protocole se trouve ainsi coupé en deux articles. Manuscrit n° 2.
(1) Ou de Sauna. Ce nom est également difficile à lire dans les deux manuscrits. Ces mots se suivent dans les manuscrits. C’est moi qui les ai détachés.
(3) Très-lisible.
(4) Cette qualification parait s’appliquer a tous ceux dénommés ci-dessus et non au dernier seulement.
(1) Un examen persévérant m’a permis de lire en toutes lettres septuagesimo tertio et même Dno M° CC° ; mais je dois ajouter que j’ai plutôt deviné que lu ces trois derniers signes. Quant au nom du mois, il y a un point sur un l et, en outre, ce nom commence par un j, ce qni ne peut s’appliquer qu’à Janvier, Juin et Juillet. Janvier se dit d’ordinaire Januar ou Janer, sans i. Il doit donc être repoussé. Juin est ordinairement Junh. C’est donc juillet, Juilh, quelquefois aussi Julh. J’ai cru entrevoir aussi anno.

Coutume de Layrac, par Amédée Moullié, Agen, 1861.