Généalogie de la famille de Sevin

établie pour Mme de Naurois, née de Sevin : d’après divers documents appartenant à des fonds d’archives publiques, à celles de M. Armand de Sevin, Bon de Segougnac, et quelques extraits d’ouvrages historiques.

De Sevin de Ségougnac

Librairie Ancienne Honoré Champion, Éditeur
5, Quai Malaquais,
Paris
1912


Avant-Propos

La famille de Sevin est fort ancienne et compte, en grand nombre, des hommes qui furent éminents dans l’Eglise, les armées, la magistrature et les finances. Nous avons élagué, dans cet historique, toutes hs assertions douteuses qui se trouvent éparses dans différents documents généalogiques : les unes contradictoires, les autres dénuées de toutes bases. Une critique, aussi serrée que possible pour les premiers degrés de filiationt des fort nombreuses pièces du Cabinet des Titres à la Bibliothèque nationale ; de précieux documents provenant des archives de M. Armand de Sevin-Ségougnac, baron de Ferrussac, aujourd’hui chef du nom et des armes de Sevin ; des extraits d’importants passages d’ouvrages historiques, tels ont été les éléments de cette histoire de famille, faite pour Madame Albert de Naurois, née de Sevin. Ce travail a été établi avec Jean Sevin. qui vivait à Orléans, au commencement du XVe siècle, pour point de départ d’une filiation absolument certaine.


I. — JEAN SEVIN, seigneur de Villeran, de Villepreux, des Bois d’Orgères, avait épousé demoiselle GENEVIÈVE DU MOULIN.

Le partage de leurs biens fut fait, le 18 juillet 1445 (1), entre leurs enfants qui étaient :
II — 1° JEAN, qui suit ;
2° ETIENNE, auteur de la Branche de Miramion.

— JEAN SEVIN, devenu, d’après le partage ci-dessus, seigneur de Villeran, de Villepreux, des Bois d’Orgères, acquit, le 9 juillet 1447 (2), la terre de Villené, entre Orléans et Châteaudun. Sa femme ISABELLE LE LONG, fille de Guillaume Le Long, seigneur de Boispontils, eut ce domaine a la suite du partage, qu’elle et sa soeur Marie firent de leur patrimoine, le 9 novembre 1499 (3). Les enfants, issus de ce mariage, partagèrent les biens de leur père en 1477 et ceux de leur mère, le 21 octobre 1507. C’étaient:

(1) La mention seule de cet acte nous est connue. Le texte lui-même en eut été fort précieux, pour établir sûrement certains de ces premiers degrés de filiation. Cette date si importante se trouve dans une généalogie manuscrite, du Cabinet des Titres à la Bibliothèque Nationale, laquelle parait être la plus complète et la moins erronée de celles qu’on y trouve.
(2). Acte également connu par sa simple mention, comme plus haut.
(3). Cet acte (de la même source) précise bien la façon dont la terre des Boispontils entra dans la famille des Sevin et démontre qu’Isabelle Pizet, citée par plusieurs généalogies comme dame des Boispontils et femme de Jean Sevin, en 1410, ou bien n’a jamais existé ou se trouve mal placée dans la filiation. Cette dernière hypothèse est la plus admissible, car on a peine a supposer que ce nom n’ait été qu’imaginé, mais elle écarte aussi la possibilité d’un lien quelconque entre cette dame et ce domaine. De plus, l’écart existant de 1410 (date attribuée au mariage d’Isabelle Pizet) à 1507 (date du partage de la succession de la Dame des Boispontils) est la démonstration même qu’Isabelle Pizet ne peut vraiment pas avoir été la mère des enfants donnés à Isabeau Le Long par diverses généalogies.
La première de ces dates permettrait d’admettre Isabelle Pizet, mariée à un Jean Sevin, comme l’épouse de Jean, cité au Ier degré et, alors, marié deux fois. Sans cela, il faudrait accepter un degré antérieur formé par Jean de Sevin et Isabelle Pizet. En tout cas, voici la suite des enfants que l’on prête, en certaines filiations, à Isabelle Pizet, en plus de ceux énumérés plus haut et certainement issus d’Isabeau de Long : LOUISE SEVIN, femme de N… MONET ; CATHERINE, celle de PIERRE SÉDILLE ; GILETTE, mariée à N… HOGUET ; N…, mariée à PIERRE GRANGER ; MACÉ, tige de la Branche de la Vove ; ETIENNE, tige de celle de Miramion. — A remarquer que la note I, qui précède, élimine ce dernier.

IIL — 1° JEAN, qui suit ;
2° GUILLAUME, auteur de la Branche des Boispontils ;
3° MARIE, femme d’ETIENNE COIGNET, seigneur des Jardins, a Orléans.

— JEAN SEVIN, seigneur de Villeran, du Moulin, du Pont Saint Maixent (d’après le partage de 1477), épousa JEANNE DE LA CROIX, laquelle mourut en 1529 et fut inhumée avec son mari a Saint-Médéric de Paris. On le trouve parfois cité comme procureur au parlement de cette ville, ce qui explique qu’il avait quitté l’Orléanais pour résider a Paris. Leurs enfants furent :

IV.— 1° PHILIPPE, qui suit ;
2° MÉDÉRIC, mort sans postérité, ainsi que les trois suivants :
3° ANTOINE ;
4° NICOLAS ;
5° JEAN ;
6°, 7°, 8°, 9° Quatre filles entrées en religion ;
10° ISABELLE, qui épousa, en 1498 (1), son cousin RENAUD SEVIN, de Miramion ;
11° LOUISE, femme de N….. PASTEY.

— PHILIPPE SEVIN, seigneur de Villeran, de Dreuille, du Moulin, du Pont Maixent, épousa ANNA ANTHONIS, fille de Jacques Anthonis, seigneur de Chennevières, et de Marguerite Jayer, dame de Galande. Il est à croire que ce Philippe Sevin avait succédé à son père dans sa charge de procureur au parlement. On trouve en effet, à la date du 5 juillet 1536, un Philippe Sevin, procureur au parlement et autres notables personnages, qui assistèrent « A la Visitation de la Tour Saint-Bernard du Cardinal Lemoyne et autres portes et lieux circonvoisins » (Registres du Bureau de l’Hôtel de Ville de Paris, t. II, p. 231). Leurs enfants furent :

V. — 1° PHILIPPE SEVIN, seigneur de Villeran, etc., mort sans postérité et dont hérita sa soeur;
2° GENEVIÈVE, dame de Villeran, des Bois d’Orgères, de Dreuille, qui épousa par contrat du 30 avril 1545, CLAUDE MANGOT, avocat au parlement, fils de Jacques Mangot, sieur de la Charnière, avocat a Loudun, et de Renée Le Fèvre.

(1). D’après cette date, il y a lieu de supposer cette Isabelle, l’aînée des 11 enfants.


BRANCHE DES BOISPONTILS

III. — GUILLAUME SEVIN, seigneur de Boispontils, d’après les partages de 1477 et de 1507, épousa MARIE GRANGER, OU GRANGIER, dame de la Gohière. Ils eurent comme enfants :

IV.— 1° JACQUES, qui suivra ;
2° GUILLAUME, seigneur des Boispontils, après le partage du 4 décembre 1540 et par la cession de leurs parts que lui firent son frère Jacques et sa soeur Marie, les 13 mai et 14 novembre 1541. Il prit possession de ce domaine le 6 novembre 1545 (1);
3° CHARLES, sieur de Lasse, homme d’armes de la compagnie de M. le Connétable, cité avec ces simples détails et exclusivement dans la même généalogie ;
4° JEANNE, dame de la Gohière, mariée a NICOLAS COURTIN, conseigneur de Neuville, notaire au Châtelet d’Orléans en 1520 et 1542 ;
5° MARIE, femme de BARTHÉLÉMY PINET, lequel reçut, le 18 novembre 1530, à titre de rente, de son beau-frère la moitié du domaine des Boispontils, moitié qui fut plus tard cédée à Guillaume Sevin, ainsi qu’il vient d’être dit ;
(?) 6° MATHIEU, cité exclusivement dans le testament du chanoine Guillaume Sevin, fils de Jacques, comme son oncle, dont lui et ses frères avaient hérité, sans toutefois qu’il soit spécifié qu’il était oncle paternel ou maternel.

(1). Il n’est rien ajouté de plus sur ce Guillaume. Serait-il mort avec ou sans postérité ? Si la filiation des Branches de Bandeville et de Quincy ne devait pas se rattacher a la souche par Macé Sevîn, ainsi qu’il y a eu lieu de le croire, ce serait par ce Guillaume que la jonction aurait pu se faire comme le voudraient certains fragments généalogiques sans grande portée et malgré de bien grandes difficultés d’ordre chronologique.

— JACQUES SEVIN, né en 1469 (puisque dans une donation a son fils en 1559, il se dit âgé de 90 ans), céda la moitié du domaine des Boispontils, qui lui avait été attribuée pour sa part du patrimoine (1). Il eut également la terre de Villené, pour laquelle nous trouvons 3 actes d’hommage. C’est la seule qu’il conserva, s’étant dépouillé do tous ses autres intérêts dans le Nord. Le dernier des actes d’hommage, dont il vient d’être parlé, indique l’époque de la mort de Jacques. Il est du 12 novembre 1560 et dit : « Noble homme Me Guillaume Sevin, chanoine de l’Eglise cathédrale d’Agen, tant en son nom que de Me Herman Sevin, seigneur de la Garde, président et juge mage d’Agenois, Pierre Sevin, conseiller du roy en sa cour de parlement de Bourdeaux, et demoiselle Gilette Sevin, ses frères et soeur » rendit hommage, « pour des héritages assis au lieu de Villené, en Beausse, mouvants de la seigneurie de ce lieu en plein fief, à une foi, homage, rachat quint denier et cheval de service, a noble Demoiselle Marie Mole, veuve de noble homme Jean Gaucheri, vivant seigneur de Villené et de Grand champ, conseiller, notaire et secrétaire du roi, et ayant la garde noble de ses enfans. » (Courtilier et Jamart, notaires au Châtelet de Paris. — Dossiers bleus, 614, fol. 23.)

(1). L’acte de ce partage ne nous est connu que par sa date. La filiation donnée par la généalogie, que j’ai admise jusqu’à ce degré à cause de sa documentation et de sa vraisemblance, devient suspecte en attribuant à Jacques la seigneurie de la Vove, au pays de Dunois et fief du Comté de ce nom, fait qui est certainement inexact.

Jacques Sevin reçut, le 4 septembre 1508, du roi Louis XII des lettres patentes le nommant juge-mage d’Agen et président en la sénéchaussée d’Agenais et Gascogne. Il prêta serment le 20 novembre suivant pour cette charge, occupée avant lui par feu Me Pierre Torty, devant les Consuls d’Agen. François Ier l’y confirma et, par de nouvelles lettres du 12 septembre 1540, lui accorda la faveur de l’exercer avec son fils Hermand, avec survivance garantie à ce dernier. Ces dernières lettres furent elles-mêmes confirmées par celles du roi Henri II, du 28 juillet 1547.

Le 3 mars 1548, « honorables et nobles messieurs Xans et Robert de Godail, père et fils, trésoriers de France en Agenais, vendirent a honorable Mr Me Jacques Sevin, juge mage en la sénéchaussée d’Agen et Gascogne, les boriages de Pélissié et de Lespinasse avec leurs dépendances pour 700 doubles ducats, 28 ducats et 700 écus sol, faisant 5.000 1. tournois. »

Le 28 février 1555, il fit donation à son fils Pierre, conseiller au parlement de Bordeaux, absent, du domaine de Pélissié et de ses dépendances, sis au bord de la Garonne en la juridiction d’Agen, en en conservant l’usufruit et en nommant, pour son procureur en cette donation, son autre fils Hermand (Demons, notaire royal d’Agen).

Le dernier de février et 16 mars 1557, Mr Me Jacques Sevin figure sur le rôle de la noblesse d’Agenais (Archives de Sevin-Segougnac).

Le 20 septembre 1559, Antoine Sarrasin, notaire royal d’Agen, recevait l’acte de donation de « noble et honorable monsieur Me Jacques Sevin, seigneur de Villené, conseiller du Roy….. à son fils noble honorable monsieur Me Hermand Sevin, conseiller du Roy, juge mage et président….. de la maison noble, terre et seigneurie de la Garde, ses appartenances, boriage, rentes, etc., assis dans les juridictions de Puymirol et Castelcuilher », en faveur de son mariage avec demoiselle Anne de Gélinard, en comprenant dans la donation les meubles se trouvant dans sa maison d’Agen, située sur la paroisse de Saint-Hilaire.

Mais la mort de Jacques étant survenue, ses enfants transigèrent, le 9 novembre 1561, pardevant Antoine Sarrasin et Jehan Goûte, notaires royaux d’Agen, relativement à son hérédité. Pierre et Hermand déclarèrent se contenter de ce que leur père leur avait donné directement, tandis que Guillaume et Gilette procédèrent à divers accords pour bien définir leurs portions. Jacques s’était marié deux fois ; 1° avec JEANNE DE COESME, de Paris, mère de ses fils ; 2° avec MARIE ROUSSEAU, de laquelle naquit une fille.

V. — 1° GUILLAUME, chanoine de l’église cathédrale d’Agen, héritier par substitution de son second frère, après le meurtre de son neveu, testa, le 28 août 1571, pardevant Antoine Sarrasin, notaire d’Agen. Par cet acte, il déclare vouloir être inhumé avec ses père et mère et fait divers legs a sa soeur et aux enfants de celle-ci, mais à l’expresse condition de ne faire aucune réclamation à ses héritiers sur les hoiries de leur père, de leur mère et de leur oncle Mathieu. Il laisse à son frère Hermand, en préciput, sa portion de la maison paternelle d’Agen, le nomme ainsi que son frère Pierre, héritier, chacun par moitié, de tous ses biens et en leur substituant à chacun leurs propres enfants. Il laisse enfin à sa belle-soeur, femme d’Hermand, « une « double portugaise et une bague d’or, en laquelle sont enchâssés un diamant et cinq perles, ensemble deux mil escus sol. »

Le 20 janvier suivant, le même notaire recevait du chanoine un codicille laissant à Hermand tout ce qui lui était advenu de son frère Thomas et de son neveu Jacques, ainsi que la maison paternelle d’Agen en entier, qu’il possédait d’après un accord avec ses deux frères (1);

2° THOMAS, qui suit ;
3° HERMAND, qui suivra après son frère ;
4° PIERRE, auteur de la Branche de Mansencal ;
5° GILETTE, soeur consanguine des précédents. Ses frères, Hermand et Pierre, ayant renoncé à tout partage d’hoirie paternelle a la suite des donations entre vifs qu’ils avaient reçues, elle partagea avec son frère Guillaume et reçut un tiers de l’héritage, le chanoine ayant droit aux deux autres tiers, l’un en son nom et l’autre comme substitué aux droits de Thomas. Elle épousa ROBERT DE GODAILH, trésorier de France à Agen, et en eut plusieurs enfants.

(1). Son prénom fut appliqué, sans la moindre raison, à chacun de ses deux frères, dans divers fragments historiques. Cette confusion lui faisait un rôle tout différent de celui qu’il s’était réservé, en se consacrant au service de Dieu exclusivement et en poursuivant devant toutes les cours de justice du royaume la vengeance de l’assassinat de son neveu.

— THOMAS DE SEVIN, trésorier d’Albret, revêtu de cette charge, quand il fut consul d’Agen en 1539. [Liste des consuls d’Agen de 1516 à 1634. — Arch. Sevin], mourut avant son père. Avec l’assentiment de ce dernier, il avait pris des dispositions testamentaires en faveur de son fils, auquel il substituait pour cette hoirie ses frères successivement et par ordre de primogéniture. Les preuves de ce que son père lui avait donné, ainsi qu’il l’avait fait pour ses autres enfants, disparurent, lors d’un drame, auquel les parents des Sevin et la rumeur publique n’hésitèrent pas a attribuer cette disparition.

Thomas avait épousé une femme, dont le nom a été laissé en blanc (1) dans 1’« Adviz pour la maison de Sevin », précieux et unique document, conservé dans les archives de la famille, qui a transmis jusqu’à nos jours les détails d’un crime monstrueux et des larcins qui en furent la suite. Peu après la mort de Thomas, sa veuve se remaria avec un conseiller au parlement de Bordeaux, Mr Me Massiot, a l’instigation duquel, s’il n’en donna pas l’ordre formel, Jacques, fils unique de Thomas, fut assassiné auprès de Marmande, a l’âge de 18 ou 20 ans au plus. Aussitôt après le meurtre de cet infortuné, son oncle Guillaume recueillit la succession de tous les biens de son frère et de son neveu et poursuivit avec une légitime ardeur la vengeance de ce crime odieux. L’honneur d’un magistrat se trouvait fort compromis : la Cour de Bordeaux d’abord, puis les autres parlements, sans se solidariser cyniquement avec lui, démontrèrent pour ainsi dire sa culpabilité, en opposant la force d’inertie aux démarches et aux efforts de Guillaume de Sevin. On espérait que le temps écoulé, les frais inutiles des procédures successives, la lassitude enfin auraient raison de son acharnement. Le chanoine mourut en 1572, au moment où, malgré tout, les atermoiements du parlement étaient devenus impossibles et avaient même aggravé la situation du coupable universellement soupçonné. Pour combler son bonheur, Massiot voyait mourir dans cette même année 1572, Hermand et Pierre, les deux frères survivants de Guillaume, et pendant l’année suivante, la veuve d’Hermand. Il n’avait plus devant lui, après cette coïncidence au moins fort heureuse pour lui de quatre accusateurs disparus, deux orphelins enfants, auxquels la prudence et la prévoyance de ses amis allaient donner de bien étranges tuteurs.

(1). Une demoiselle DE ROBERT.

— HERMAND DE SEVIN, seigneur de la Garde, juge-mage d’Agen et président en la sénéchaussée d’Agenais et Gascogne, joua un rôle fort important dans la région.

D’après « les Chroniques du parlement de Bordeaux » de Jehan Métivier, t.I, p. 358, le 20 décembre 1540, « Me Herman Sevin a presté serment de l’office de juge mage d’Agenois, duquel il a esté pourveu par le Roi à la survivance de son père, moiennant ce que de deux ans ledit Hermand Sevin ne pourra juger aucun procès, si petits soient-ils, sans appeller le lieutenant particulier ou en son absence le plus fameux des conseillers en ladite sénéchaussée, et, les deux ans escheus, jouira de l’office de juge mage suivant l’arrest donné au Conseil. Aussi a esté dit que, quand le père et le fils seront l’un et l’autre en commission a cause de l’office, celui qui demeurera ne pourra cependant tenir et expédier. » Cet arrêt est utile à noter, car il réglementait une situation, jusqu’alors sans précédent et flatteur par conséquent pour les titulaires. Dans son étude : « La ville d’Agen pendant les guerres de religion », M. Tholin donne une intéressante esquisse du rôle d’Hermand de Sevin : « … Au zèle parfois exagéré des consuls le présidial opposa souvent une inertie calculée ou une neutralité bienveillante pour les protestants. Il fut lui-même très divisé : quelques magistrats, surtout dans les premiers troubles, firent tout leur devoir, d’autres furent gagnés a la Réforme. Il y eut comme deux factions avec leurs chefs : Antoine Tholon, d’une part, et le juge mage, de l’autre. Le premier se montra empressé de seconder l’action du Parlement de Bordeaux, qui, dès l’année 1556, poursuivait les religionnaires. Il fit partie de la commission, qui, au mois de mai 1560, interrogea le ministre Fontaine ; il s’associa aux consuls pour étendre l’enquête a d’autres inculpés. Ces preuves de zèle lui valurent des lettres de félicitations du roi, du duc de Guise et du Cardinal de Lorraine. Il rédigea avec conscience le procès verbal du pillage des églises d’Agen dans la journée du Ier décembre 1561.

Son adversaire, le juge mage et président Hermand de Sevin, avait favorisé les protestants, même avant les troubles ; et pour ce fait, le parlement l’avait condamné a cent livres d’amende. Il composa un rapport fort habile sur la Prise d’Agen par les Huguenots en 1562 (publié en 1882, Revue de l’Agenais, IX), atténuant la gravité des excès qui furent alors commis. Il sut d’ailleurs fort bien jouer son rôle dans les circonstances critiques, qu’il nous a lui-même exposées ; il se prêta a subir une détention a l’évêché avec les Consuls, et, pour se dégager de la bagarre, il attendit les derniers jours. La réaction terrible qui suivit le passage de Monluc ne le déconcerta pas. Il se mit « presque toujours en picques et contentions » avec les consuls, cherchant a avoir « le maniement de tout, sans soy contenter de sa justice », intrigant, semant partout la discorde.

Ses menées réussissaient a assurer « l’inaction des officiers du roy de lad. ville d’Agen et mesmes des conseillers et autres officiers royaulx, par le moyen desquelz le peuple auroit esté eslevé en la sédition. » Il dissimulait les crimes commis « par ceulx de lad. novelle religion en tout ce qu’il pouvoyt, de sorte qu’il est tenu en commune voix en ce lad. ville d’Agen et seneschaussée d’Agenois que lad. dissimulation et connivance sont cause de la ruyne de ce pays et que ceulx de la ce nouvelle religion ont prins cueur et audasse de faire ce qu’ilz ont fait ».

La paix d’Amboise (19 mars 1563) vint en aide au président, qui cessa de feindre et prit l’offensive. Il partit pour la Cour, afin d’y a poursuivre la réunion a sa charge de l’office de lieutenant-criminel : moyen peu déguisé de se débarrasser de son rival Tholon. 11 eut même l’audace de viser et de frapper plus haut. Sous prétexte de ce raffermir l’autorité de Monluc, qu’il prétendait être mal respectée, il tenta de battre en brèche ce lieutenant du roi ; de plus, il dénonça comme une prise d’armes en violation de la paix les mesures édictées par Monluc pour assurer la garde de la ville d’Agen.

Toutes ces intrigues furent dévoilées dans une assemblée des trois états d’Agenais, convoqués par Monluc lui-même, a la fin de juin 1563. Thibault, consul d’Agen, député vers le roi par cette assemblée, fut chargé de lui faire connaître toute la vérité et de détruire dans son esprit l’effet des fausses allégations du juge-mage. Il devait insister vivement pour le maintien de l’office de lieutenant criminel aux mains de Tholon et même de poursuivre la destitution du président.

Cette dernière requête ne fut pas admise, mais Herman de Sevin, remis à sa place, fut obligé d’observer désormais une plus grande réserve. Quelque passages des Commentaires accusent l’animosité de Monluc contre le président [t. II, p. 450 ; t.III, p. 475]. Nous jugeons encore mieux par les documents qui viennent d’être cités, combien dût être vive la lutte de l’homme d’épée contre l’homme de robe et ce quelle part eut ce dernier dans les événements. Les charges accumulées contre ce magistrat sont-elles suffisantes pour faire condamner sa mémoire ? Ces témoignages nous viennent de catholiques militants. Souvenons-nous que tous les modérés étaient alors tenus en pareille suspicion. Michel de l’Hôpital, lui-même, s’il eût été a la place d’Herman de Sevin, n’aurait pas échappé à ces critiques. Peut-être eut-il protesté plus haut contre les façons, dont on rendait alors la justice… »

Il a été dit qu’Hermand reçut une donation entre vifs de son père, le 20 septembre 1559, a l’occasion de son mariage avec demoiselle ANNE DE GÉLINARD (1). Ce mariage eut lieu sans doute, mais on ne trouve point d’autre trace de cette dame, et il est a croire qu’elle ne vécut pas longtemps. Hermand épousa demoiselle FRANÇOISE DE RAMS, dont il eut des enfants. Le 30 juillet 1572, il faisait son testament devant Jean Goutes, notaire d’Agen. Il laissait d’abord différents legs : a son frère Pierre, A son neveu Hermand et a ses filles, et désignait pour son héritier universel son fils Guillaume, lui substituant successivement ses deux filles, puis son frère et sa veuve, ceux-ci par moitié. IL priait ensuite sa femme de mettre fin aux difficultés, survenues entre eux et son frère Pierre, à l’occasion du legs de 2.000 écus sol qu’elle avait reçu du chanoine Guillaume. Ainsi qu’il avait été convenu par une transaction de la veille, 29 juillet, reçu par J. Goutes, notaire, il lui demandait l’abandon de cette somme A leurs enfants et à Pierre, sans quoi sondit frère recevrait de lui-même 1200 écus sol. 11 fut inhumé dans l’église des Frères Cordeliers d’Agen, comme le dit le testament de sa veuve (2) retenu le 15 août 1573 par Biet notaire royal d’Agen. Elle demandait d’être inhumée avec son mari, faisait divers legs A ses filles et à d’autres personnes et nommait son fils pour héritier universel. Elle laissa trois enfants en bas-âge, qui eurent pour tuteur un proche parent de leur mère, Me Florimond de Redon, lieutenant au siège présidial d’Agen. Celui-ci se montra peu digne de la mission protectrice qui lui incombait par le fait de sa tutelle, car il mit tout en oeuvre pour nuire aux intérêts de son pupille Guillaume de Sevin. Le cousin germain de ce dernier, Hermand de Sevin, âgé de 10 ans seulement au moment du meurtre de Pierre son père, avait été pourvu de deux tuteurs : à Bordeaux, René de Cazaux, avocat du roi en Guienne et son oncle maternel, à Agen, Louis de Godailh, conseiller au présidial de cette ville, son cousin germain. Ce dernier s’était pour ainsi dire imposé et prit une part encore plus odieuse que R. de Cazaux à la spoliation de son pupille. Il était en effet sur place, et il s’agissait pour ces deux tuteurs infidèles de « tenir en bride » les deux cousins pour les empêcher de revendiquer leur part de succession de leur oncle Thomas et de poursuivre le procès Massiot. Après « quelques picques entre eulx », au début des machinations inavouables, Redon et Godailh finirent par s’entendre et commencèrent l’inventaire des biens revenant aux orphelins. Puis Godailh, exaspéré de ce que son complice avait tout accaparé et se refusait à la moindre communication, se plaignit hautement. Il était bien convenu entre eux que les pièces de l’hérédité du chanoine Guillaume seraient séparées des autres pour n’être inventoriées qu’après un triage qui servirait à soustraire au moins les titres ayant une valeur pour la reprise des poursuites contre Massiot. Godailh protestait, au nom de l’égalité de leurs droits, contre les procédés d’indélicatesse de Redon, qui ne voulait lui soumettre que des documents sans importance. Il récriminait aussi contre la longueur de cet inventaire, qui, commencé le 20 novembre 1573, ne fut terminé en effet que le 15 juin 1575. Quand cet inventaire fut enfin présenté, il ne contenait mention d’aucun des titres principaux dans les relevés de chacun des trois successions, pas plus que la moindre pièce relative à l’assassinat de Jacques. Redon n’avait pas pris la précaution de remplacer ces pièces, que tout le monde savait devoir s’y trouver, par des documents insignifiants. Godailh et Cazaux étaient morts auparavant ; et leurs griefs personnels d’amour propre n’étaient plus une menace pour Redon, en même temps qu’une sauvegarde pour les intérêts des orphelins.

(1). Fille de Mr Me GUILLAUME DE GÉLINARD, sieur de Maleville, maître des comptes.
(2) L’Adviz pour la maison de Sevin établit qu’elle mourut pendant l’année qui suivit le décès de son mari, c’est-a-dire en 1573, (à la fin).

Les enfants d’Hermand de Sevin et de Françoise de Rams étaient :

VI.— 1° GUILLAUME, qui suit
2° CHARLOTTE, mariée par contrat du 20 avril 1583, passé par devant Jehan de la Ville, notaire royal de Bordeaux, à JEAN DE MALVIN, Seigneur de Primet. Elle testa le 18 avril 1638 ; lui l’avait fait le 15 novembre 1610.
3° GILETTE, qui épousa PIERRE DE SAUVAGE, conseiller au Grand Conseil.

— Noble GUILLAUME DE SEVIN, seigneur de Lagarde et de Villené, écuyer, figura sur le rôle des nobles de la sénéchaussée d’Agen, sujets au service militaire et convoqués dans cette ville, le 5 juin 1573 (1). Il fut consul d’Agen en 1604. Sa résidence était à Saint-Pastou, en Agenais, quand, le 23 mars 1594, il fit un échange (2), contre des rentes, avec demoiselle Antoinette Le Rebours, veuve de feu noble homme Me François Sevin, président des comptes, des « lieu, fief, terre et seigneurie de Villené, paroisse d’Orgères, prés de Villepien, tenue à foi et hommage. »

Le 27 janvier 1587. Antoine Fabre, notaire royal d’Agen, retenait son contrat de mariage avec demoiselle ANTOINETTE DE RAMS, fille de noble Guillaume de Rams, écuyer, seigneur de la Perche, de la Court, de la Barthe, Conseigneur de Plaisance, et de demoiselle Antoinette de Gandilhac. Cette dame mourut après avoir testé le 13 janvier 1608 (Jacques Philippes, notaire royal d’Agen). Le 30 juillet suivant, par contrat retenu par le même notaire, Guillaume de Sevin se remaria avec demoiselle NICOLE DE VAURS (1), veuve de Gérauld Gardés, bourgeois d’Agen, et fille de noble… de Vaurs et de Catherine de Vigier. Elle testa le 15 novembre 1644.

Le 11 juillet 1614, Louis Monier, notaire royal d’Agen, ouvrit après la mort du sieur de la Garde, le testament que celui-ci lui avait remis trois jours auparavant. Dans cet acte, le testateur prescrit sa sépulture dans le tombeau de ses prédécesseurs en l’église conventuelle des Franciscains de la ville. Il rappelle qu’il avait acquis la métairie de Callot de Guillaume Auzillié, écuyer, du lieu de Montesquieu. Puis, après avoir énuméré les charges provenant de l’hérédité de son aïeul, de ses père et mère et de son oncle Guillaume, et après avoir désigné pour son héritier universel son fils aîné Jean, il lui substitue le puiné Hermand, en cas de refus de ces charges, et laisse 2000 livres tournois à celui des deux qui ne sera point l’héritier universel. Il lègue 3000 livres A son dernier fils Jean ; à sa fille religieuse, sa dot, pour le jour de sa profession ; aux autres filles, mariées, le complément promis pour leurs dots.

(1). Il dût être représenté a cette assemblée, à cause de sa minorité.
(2). L’acte fut retenu par Aulbin et Denet, notaires à Tours.
(3). L’hôtel de Vaurs, à Agen, est le musée actuel de la ville.

Ses enfants étaient :

VII. — Du premier lit : 1° JEAN, qui suit,
2° HERMAND, qui suivra après son frère,
3° ANTOINETTE. religieuse au couvent de Paradis, (de l’ordre de Fontevrault), dont la profession se fit le 16 mai 1717 ;
4° SUZANNE, mariée avec noble JEAN-PIERRE DE MESMES, écuyer, seigneur de Garain, habitant en 1617 A Mont-de-Marsan, par contrat du 16 août 1613.
5° MARGUERITE, née en 1587, c’est-A-dire l’aînée de tous les enfants, mariée, 1° par contrat du 19 mars 1610, A messire JACOB DE SECONDAT, Seigneur et baron de Montesquieu, gentilhomme de la Chambre du roi de Navarre, chevalier de l’ordre du roi, né en 1576, mort à Agen en 1619 ; 2° par contrat du 5 février 1633, à Messire JOSEPH DU BERNET, premier président au parlement à Bordeaux. Elle fit un testament olographe le 20 septembre 1628.
Du 2e lit : 6° JEAN, entré en religion dans la Compagnie de Jésus, mort à Agen, le 26 juillet 1680.

— JEAN DE SEVIN, Seigneur de la Garde et de Beauregard, avocat au parlement de Bordeaux, fit une transaction avec dame Nicole de Vaurs, le 16 avril 1616 et ne vivait plus le 11 avril 1617. Il n’eut qu’une fille unique de son mariage avec demoiselle JEANNE D’HALLOT, fille de Claude d’Hallot, conseiller secrétaire et trésorier du Roi, et de Rose Soulaberry.

VII. ANTOINEITE, mariée avec MARTIAL DE BORDES.

— HERMAND DE SEVIN, d’abord prieur de Saint-Antoine, n’avait pas 25 ans A la mort de son père. 11 fut substitué, par la mort de son frère aîné, à l’hérédité paternelle et épousa, par contrat du 19 juillet 1624 par devant A. Mausacré, notaire royal d’Agen, demoiselle JEANNE DUPIN DE GANET, fille de feu noble Sanx Dupin, seigneur de Ganet, et de demoiselle Diane de Pescille. Sa femme était devenue, par la mort de son frère chevalier de Malte, le dernier représentant d’une maison de grande noblesse de Gascogne. Les deux époux firent un testament mutuel, le 10 mai 1648. Le 5 février 1675, ayant perdu sa femme et son fils aîné, Hermand fit un testament olographe, indiquant sa sépulture aux Jacobins d’Agen avec sa femme, et déplorant les différends survenus entre les enfants de son fils aîné, et leur oncle Charles, son second fils, qu’il nomme son héritier universel. Il mourut le 27 juillet 1677, ayant eu pour enfants :

VIII. — 1° JEAN-FRANÇOIS, qui suit,
2° CHARLES, auteur de la Branche du Pécile,
3° MARIE-GABRIELLE, mariée, par contrat du 21 décembre 1654, A PIERRE DE LATOUR, seigneur de Fontirou.
4° NICOLE, la première religieuse du monastère de la Visitation d’Agen ; elle fit, en entrant au Couvent, un contrat de disposition pour ses biens, le 24 décembre 1642 (Mausacré, not. d’Agen).
5° JEAN-CHRYSOSTÔME.

— JEAN-FRANÇOIS DE SEVIN, Seigneur de Ganet, baron de Segougnac, mourut en 1671. 11 avait épousé, par contrat du 18 juin 1647, retenu par Mausacré, notaire royal d’Agen, demoiselle ANNE DE REDON, dame de Talives (1), fille de feu noble Jean de Redon, vice-sénéchal d’Agen et de demoiselle Marie de Broquières de Mozières, alors remariée avec noble Armand de Godail, Sr. d’Arosse. Anne de Redon transigea le 24 janvier 1671 avec son beau-père au sujet d’un accord antérieur fait entre eux, pour un emprunt que le dernier lui avait fait. Elle fit un testament olographe, le 9 mars 1707. Leurs enfants furent :

IX. — 1° ARMAND, qui suit,
2° JEAN-CHRYSOSTOME, prêtre et chanoine d’Agen, qui le 21 avril 1695, fit avec le suivant un testament mutuel. (Grayjas, not. d’Agen).
3° HERMAND-JOSEPH, né le 28 avril 1651, prieur de Saint-Pierre de Lausson, puis curé, archiprètre et chanoine d’Agen, vicaire général du diocèse.
4° MARIE, qui épousa noble Louis DE PATRAS, Seigneur de Campaigno (2), et dut mourir jeune sans laisser d’enfants.
5° MARGUERITE, mariée avec noble PIERRE DE BALZAC DE LARROQUE, seigneur de Camen, écuyer, et déjà veuve et fixée sur la paroisse Saint-Sixte en la juridiction de Dunes en Condomois, le 25 mars 1700.
6° ANTOINETTE, qui épousa, par contrat du 14 novembre 1678, M. Me MARC-ANTOINE DE LACUÊE, conseiller du roi et magistrat au siège présidial d’Agen, fils de feu M. Me Jean de Lacuée, conseiller audit siège, et de demoiselle Serène de Bressolles.

(1). Elle apporta celte seigneurie aux Sevin.
(2). C’est la seule des petits-enfants d’Hermand ici mentionnés, que celui-ci ne cite pas dans son testament de 1675.

— ARMAND DE SEVIN, seigneur de Ganet, etc., épousa, le 10 février 1671 (contrat passé devant Cruzel, notaire royal d’Agen, les 25 janvier et 9 février) demoiselle ELÉONORE DE SARRAU, fille de noble Jean de Sarrau et de demoiselle Serène de Boudon de Saint-Amans (1). Il fut tué le 15 mars 1679, par le sieur de Brimont. Sa veuve poursuivit le meurtrier devant le lieutenant-criminel d’Agen, et obtint contre lui un arrêt le condamnant par défaut à mort et à 10000 livres de dommages et intérêts. M. de Brimont obtint des lettres de grâce et un arrêt du parlement de Bordeaux pour leur entérinement. En outre, les dommages étaient réduits à 7000 livres, dont 5000 livres pour les enfants et 2000 livres pour la veuve. Mais entre l’arrêt et le drame familial deux enfants étaient morts, et leur part était revendiquée par leur mère, d’une part, et par ses autres enfants de l’autre. Anne de Redon était nommée la tutrice de ses petits-enfants et prêta serment en cette qualité devant le juge mage d’Agen, Pierre de Coquet, le 19 août 1689, après que sa belle-fille eut renoncé A l’administration de leurs biens et rendu ses comptes. Enfin, un parent de la famille, M. Me Pierre de Bordes, conseiller du roi et lieutenant particulier au présidial, offrit ses bons services pour mettre fin, par un arbitrage, à ces pénibles divisions. Pour les 7000 livres reçues, Eléonore de Sarrau avait engagé à sa belle-mère 6000 livres en rente constituée, en délaissant la jouissance du domaine de Castel du Hâ (2). Elle mourut à la fin de l’année 1696.

(1). Témoins du mari : son aïeul Hermand de Sevin, sa mère Anne de Redon, son aïeule maternelle Marie de Broquières et son oncle, le capitaine de Sevin. Ceux de la femme : son père Jean de Sarrau, receveur des consignations d’Agenais et de Condomois, sa mère, ses oncles paternels nobles Jacob de Sarrau et Emmanuel de Timbrone, son aïeule maternelle dame Serène de Mellet.
(2). Une estimation des biens de famille fut faite alors et semble intéressante pour leur valeur relative du moment : Domaine de Ganet, 13.000 livr.; domaine du Castel du Hâ, près Sérignac-en-Bruillois, 9.000 livr. ; maison d’Agen (charges défalquées), 2.000 livr. ; seigneurie de Ségougnac et domaine d’Estrade, 17.700 livr. ; domaine de Talives, 15.000 livr.

De son mariage étaient nés:

X. — 1° ARMAND, qui suit.
2° PAUL-ROBERT, officier d’infanterie, chevalier de Saint-Louis.
3° JEAN-CHRYSOSTÔME, capitaine au régiment de Cotentin, chevalier de Saint-Louis, héritier du précédent, du 11 janvier 1706, et qui transigea à ce sujet avec son frère aîné, le 18 février 1711 (Fabe, notaire royal d’Agen).
4° MARIE, née en 1683, religieuse de l’Annonciade à Agen.
5° PAULE, mariée, le 27 novembre 1693, à JOSEPH BESSIÈRES, conseiller au siège présidial d’Agen.
6° et 7° Deux enfants morts jeunes.

— ARMAND DE SEVIN, seigneur de Ganet et de Talives, baron de Ségougnac, épousa, par contrat du 18 janvier 1694, demoiselle ANNE D’HALLOT, fille de feu Messire Florimond d’Hallot, seigneur de Castille et de Lamothe, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, et de demoiselle Marguerite-Foy de Faure. Ils firent un testament mutuel, le 23 février 1726, suivi d’un second, au 6 novembre 1729.

Leurs enfants furent :

XI. — 1° JEAN-CHIRYSOSTÔME, qui suit.
2° ARMAND-JOSEPH, sieur de Lamothe Teste, mort sans avoir eu d’enfants de son mariage, contracté, en novembre 1753 (1), avec demoiselle MARGUERITE DE LA TOUR DE FONTIROU, fille de feu Pierre de la Tour, seigneur de Fontirou, et de Marie de Gardés. Il testa le 8 janvier 1789 (Roulliès, not. royal d’Agen) et mourut le 4 janvier 1791 ; elle avait testé le 20 mars 1775 (même notaire) et était décédée le 14 août 1780.
3° N…., religieuse à la Visitation.
4° N…., religieuse du Tiers Ordre de Saint-François à Agen.
5° ANNE, qui épousa, en 1722, THÉODORE DE FERRAND, seigneur de la Lande, écuyer.

(1). Contrat du 6 septembre 1753 par Barènes, notaire royal d’Agen.

— JEAN-CHRYSOSTÔME DE SEVIN, seigneur de Ganet, de Talives, de Lamothe d’Hallot, baron de Ségougnac, épousa, par contrat du 19 avril 1719 (Fabert, notaire royal) demoiselle THÉRÈSE DE MONYÉ (1), fille de noble Henry de Monyé, sieur de Bonnel, et de feue Françoise de Boyer. Dans son testament du 16 juin 1761, il dit avoir un fils et trois filles vivants. Sa femme testa le 30 mars 1765. Leurs enfants étaient :

XII. — 1° ARMAND-JOSEPH, qui suit. *
2° ANNE-ELISABETH, religieuse au couvent de Notre-Dame à Agen.
3° ANTOINETTE, mariée par contrat du 19 août 1746 (Barènes, notaire royal d’Agen) avec CLAUDE-JOSEPH DERANGOUSE, fils de Jean de Rangouse, seigneur de Beauregard et de demoiselle Foy d’Hallot.
4° ANTOINETTE-THÉRÈSE, qui épousa, par contrat du 20 mai 1755 (Barènes, not. d’Agen) JÉRÔME DE BAILLET DE FLORENSAC.

— ARMAND-JOSEPH DE SEVIN, seigneur de Ganet, de Talives, de Lamothe d’Hallot, de Latuque, baron de Ségougnac, transigea avec ses soeurs le 6 juillet 1767. Il épousa, par contrat du 8 juillet 1755 (Barènes, notaire royal) et le lendemain à l’église, demoiselle SERÈNE DE BONOT, baronne de Lespiasse et de Latuque, fille de messire Hercule de Bonot de Latuque, baron de Lespiasse, et de demoiselle Marguerite de Bergues d’Escalup. Il fit à Agen, le 15 octobre 1785, un testament souscrit chez Fabe, notaire royal, le 22 du même mois.

(1). MONYÉ, alias MONIÉ

Ses enfants furent:

XIII. — 1° JEAN-CHRISOSTÔME, qui suit.
2° PIERRE-FRANÇOIS-THÉRÈSE-XAVIER.
3° PIERRE-PHÉBADE, auteur de la Branche de Talives.
4° JEAN-CHRYSOSTÔME-DULCIDE, né le 15 octobre 1771, reçu chevalier de Malte de minorité le 2 novembre 1773, mort à Malte à la suite d’un duel.
5° ARMANDE-JOSÉPHE, née le 10 novembre 1759, morte sans alliance.
6° MARIE-THÉRÈSE, née le 28 février 1766 et qui épousa messire JEAN-HENRI DE SAINT-GILIS, seigneur de Castres et de Martel, lieutenant dans Bussy-Cavalerie.

— JEAN-CHRYSOSTÔME DE SEVIN, seigneur de Ganet, de Lamothe d’Hallot, de Latuque, de Fontirou, baron de Ségougnac, né le 24 octobre 1756, fut baptisé à Saint-Hilaire d’Agen, trois jours plus tard. Entré au service des Dragons de Jarnac, le 17 octobre 1772, il reçut son brevet de sous-lieutenant dans le même corps, le 6 septembre 1778. Le 3 juin 1779, il passa comme capitaine aux Dragons de Belsunce. On le trouve du 28 juillet 1786 A 1790, capitaine aux Dragons des Deux Ponts.

Le 21 frimaire an II, il épousa, à Agen, demoiselle LOUISE-PAULE-FLORENT DE MANAS DE LAMESAN, fille de Bernandin de Manas Lamesan et d’Anne de Montalègre de Roquevert.

Le 12 fructidor an V, il fit partie de l’administration temporaire départementale du Lot-et-Garonne. Mais, le 27 fructidor an VII, il démissionna, en raison du maintien sur la liste des émigrés de deux de ses frères et d’un oncle par alliance. Mais un arrêté du Premier Consul, du Ier prairial an VIII, le nomma membre du Conseil général du département.

Enfin un nouvel arrêté du Premier Consul du 15 nivôse an X le désigna comme remplaçant à la mairie d’Agen du citoyen Raymond. M. de Sevin remplit ces fonctions jusqu’aux Cent jours fort paisiblement. Une lettre du Préfet, du 18 août 1815, l’invita A démissionner, pour éviter une révocation, rendue inévitable par la teneur de la circulaire ministérielle du 20 juillet et ensuite par l’état des esprits dans la région. Cette lettre, quoique fort élogieuse pour les services rendus par le maire d’Agen aux moments les plus critiques, était absolument formelle. M. de Sevin démissionna, mais, dès le lendemain, il protesta auprès du Duc d’Otrante, ministre de la police. En lui rendant compte de sa démission forcée de maire, après 12 ans d’exercice, il rappelait que : « Informé des premiers des nouvelles officielles de l’invasion de Bonaparte », il en avait fait part aussitôt, par l’intermédiaire du Préfet, à madame la duchesse d’Angouléme, alors A Bordeaux. Son Altesse Royale l’avait fait remercier et, suivant les instructions de la princesse, ces nouvelles furent tenues secrètes et des mesures furent prises pour maintenir le calme dans la population jusqu’à la reddition de Bordeaux. Une résistance quelconque était évidemment inutile : M. de Sevin, n’y pouvant rien, se décida A rester en place, fut nommé président du collège électoral, puis membre de la chambre des représentants. Sa correction avait été absolue et son dévouement à la cause royale bien démontré. Il priait donc le ministre d’obtenir de Sa Majesté un témoignage public de sa bienveillance qui atténuât un peu la défaveur de sa retraite (1). Il mourut A Agen et fut inhumé, le 13 février 1834, ayant eu pour enfants.

XIV. — 1° MARIE-ARMAND-THÉODORE, né le 1er août 1796, fut conseiller à la Cour d’Agen et mourut sans alliance le 29 novembre 1867 (2).
2° LÉON-FRANÇOIS-MARIE, qui suit.
3° MARIE-HIPPOLYTE-FAUSTIN, née le 15 février 1803, mort sans alliance.
4° MARIE-JOSEPH-ANATOLE, qui suivra.
5° MARIE-JOSEPH-ADRIEN, qui suivra.
6° ADÈLE-SERÈNE-BERNARDINE, née le 4 octobre 1794, mariée le 7 octobre 1815 (et par contrat du 6 octobre 1813, Jean Caprais Chaudordy, notaire d’Agen) à CHARLES-POLYCARPE DE BATZ, BARON DE TRENQUELLÉON, fils de Charles-Joseph-François-Marie-Marthe de Batz de Trenquelléon, ancien officier aux Gardes françaises, et de Marie-Claudine-Josèphe de Peyronnencq de Saint-Chamarand.
7° MARIE-THÉRÈSE-ZAÏDE, née le 27 janvier 1800 et mariée le 1er mai 1820 (et par contrat du 15 mars 1821, Jean Caprais Chaudordy, notaire d’Agen) avec JEAN-PIERRE-NICOLE DE LANTOURME, chevalier de Saint-Louis, veuf de mademoiselle Rose Baldassary et fils de feus Pierre-Tiburce de Lantourme et de Marie-Elisabeth Dubourg.
8° MADELEINE-AGAPPE, née le 3 avril 1806 et mariée le 25 novembre 1822 avec PIERRE-LOUIS-HIPPOLYTE DE LAFITTE DE LAJOUANENQUE, ancien officier d’artillerie, chevalier de la Légion d’honneur, fils de Jacques de Lafitte de Lajouanenque, ancien lieutenant général en la sénéchaussée d’Agen, et de Marie-Félicité Bérard.
9° MARIE-BERTILLE-OCTAVIE, née le 5 septembre 1810 et mariée, par contrat des 8 février et 27 septembre 1827, à JACQUES-LOUIS-AUGUSTE D’ARBLADE, BARON DE SÉAILLES.

(1). On n’a pu retrouver quelle suite fut donnée à cette requête, pas plus que celle que M. de Lacépède (de Lacuée de Cessac) avait soumise à l’Empereur au nom de M. de Sevin, son cousin, pour recevoir la croix de la Légion d’honneur pour lui-même et voir agréer son fils aîné dans les pages de S. M. I.
(2). Il avait la propriété des châteaux de Ganet. de Ségougnac. de Lamothe, de Talives et de Lavacan.

— LÉON-FRANÇOIS-MARIE DE SEVIN, né le 2 juillet 1798, héritier du château de Ferrussac, épousa, par contrat du 10 mai 1830 (Jean Caprais Chaudordy, notaire d’Agen), mademoiselle ELISABETH-MADELEINE-DELIE LISLE DE TARDIEU, fille unique de messire Jean-Jacques-Gabriel Lisle de Tardieu et de demoiselle Catherine Dufort, habitant au château au Bousquet, près Port Sainte-Marie. Il (1) mourut le 17 octobre 1870, ayant eu trois enfants :

XV. — 1° N…, mort enfant.
2° LOUISE-MARIE-OCTAVIE-PAULINE, mariée 1° le 7 mai 1858, A HENRI LE BLANC DE MAUVESIN ; 2° le 18 juin 1867, à ALBERT-GABRIEL-GÉRARD JACOBÉ DE NAUROIS, fils de M. Auguste-Louis Jacobé de Naurois et de Marie-Gabrielle de Solages.
3° PAUL-MARIE-ARMAND DE SEVIN, baron de Ferrussac, sans alliance. (Il est le chef des nom et armes de la famille de Sevin et possède les châteaux et baronnies de Ganet, de Lamothe d’Hallot, de Ségougnac, de Talives et de Ferrussac.)

(1). Il avait vendu le domaine de Fontirou en 1854.


RAMEAU DE SEGOUGNAC-LATUQUE

XIV. — MARIE-JOSEPH-ADRIEN DE SEVIN DE SÉGOUGNAC naquit en 1819 et se maria, le 14 avril 1845 (et par contrat du 26 mars précédent pardevant Louis-Jean-Marie Bernes, notaire d’Auch, avec Mademoiselle EMILIE-FRANÇOISE-ANTOINETTE BAGNERIS, fille de feu baron François Bagneris, général de division, officier de la Légion d’honneur, chevalier de Saint-Louis, et de demoiselle Jeanne-Claire Guillon.
Ils eurent un fils :

XV. — LOUIS-ARMAND, né en 1855.


RAMEAU DE FERRUSSAC

XIII — PIERRE-THÉRÈSE-FRANÇOIS-XAVIER DE SEVIN, né à Agen, le 2 décembre 1758, fut admis dans l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem comme chevalier de minorité le 18 septembre 1775. Le 4 juillet 1777, il entrait comme officier dans le régiment d’infanterie d’Enghien et s’embarqua, deux ans après, à l’ile d’Oléron pour Saint-Pierre de la Martinique. Cependant le climat l’avait fort éprouvé, et le commandant de Canillac, mestre-de-camp de son régiment, dut le proposer pour un congé de convalescence d’un an à M. de Reynaud de Villeverd, brigadier d’infanterie et commandant en chef des troupes françaises dans les Iles-sous-le-Vent, le 6 septembre 1780,

Le chevalier de Sevin, alors lieutenant en second, prit passage sur un vaisseau marchand de Bordeaux l’Espérance. Mais A peine au large, le navire fut aperçu par la frégate anglaise Pearl de 40 canons, et dut prendre chasse. Son capitaine, Labat, secondé par les officiers embarqués à son bord, organisa une énergique résistance et n’abaissa son pavillon qu’après un combat de six heures livré à portée de pistolet. Le chevalier de Sevin et les autres officiers passagers de l’Espérance furent faits prisonniers de guerre. M. de Sevin et six autres officiers furent autorisés par l’amiral Rodney à s’embarquer sur The Resolution et attendre en Angleterre d’être échangés contre même nombre d’officiers anglais de mêmes grades. Au mois de mars précédent, les puissances belligérantes avaient réglé la forme du cartel d’échange de leurs prisonniers respectifs. Ils étaient rapatriés des deux côtés par des navires spécialement neutralisés et dans des conditions bien déterminées. Chacun d’eux devait, avant tout, engager sa parole d’honneur de revenir en captivité, si son remplaçant manquait. Une fois l’arrivée en bonnes conditions des nouveaux libérés duement établie, les uns et les autres pouvaient reprendre les armes et participer de nouveau à la guerre. Des circonstances fortuites séparèrent de ses compagnons le chevalier de Sevin, qui dut se procurer pour lui et son domestique un laisser-passer, que lui délivra le lieutenant-colonel Hamilton, du 2e régiment d’infanterie à Birmingham. Enfin le paquebot The James, de Douvres, déposa à Calais le chevalier de Sevin, le 27 mars 1781, et décharge en fut donnée par le commissaire des classes de la marine au capitaine anglais Georges Bagster. Il était promu lieutenant en premier, quand il reçut de M. de Ségur l’ordre de rejoindre son régiment à Saint-Domingue, le 1er décembre 1783. Le 9 avril 1784, on le trouve avec son régiment à Besançon. Le 1er mai de la même année, un brevet du roi accordait un congé au chevalier pour aller faire ses caravanes de Malte. Rien de bien particulier ne le signale jusqu’en 1789, où il figure à l’assemblée de noblesse d’Agen. Il s’occupe ensuite, après le départ du Commandeur de Montazet, qui l’en avait chargé en partant pour Malte, de la défense des intérêts de l’ordre dans le grand prieuré de Toulouse. Il le fait avec un zèle qui lui vaut les félicitations les plus flatteuses du grand maître, mais ne peut rien obtenir contre les passions et l’injustice des révolutionnaires. Pendant la Terreur, il émigra.

Il fut promu officier de la Légion d’honneur, fit partie du Conseil général du Lot-et-Garonne et mourut A Agen le 26 janvier 1836. En 1791, il avait épousé Mademoiselle MARIE D’ALÉS, baronne de Ferrussac, fille de Jean-François-Ignace d’Alés de la Tour et de Jeanne-Philippine-Electe-Louise d’Audebard de ferrussac.

Ils n’eurent que deux filles :

XIV.— 1° MARIE-JOSÉPHE-ARMANDE, morte sans alliance ;
2° SÉVÈRE-PHILIPPINE, héritière de Ferrussac, qui ne se maria pas et testa le 30 octobre 1856. Elle laissa à son cousin Léon de Sevin sa fortune, dont la baronnie de Ferrussac. Anatole de Sevin recevait aussi d’elle le château de Bonnel.


BRANCHE DE TALIVES

XIII, — PIERRE-PHÉBADE DE SEVIN, fils d’Armand-Joseph de Sevin et de Serène de Bonot, fut reçu chevalier de Malte de minorité, le 8 juin 1774, et servit dans le génie, où il parvint au grade de lieutenant-colonel. Il avait été nommé chevalier de la Légion d’honneur et mourut A Agen, le 14 septembre 1834 (1). De son mariage avec Mademoiselle JEANNE-FOY DE CARRIEU, fille de Jean-Baptiste de Carrieu, seigneur de Lalanne, et de Marie Vaqué de Faleyret, naquirent quatre enfants :

XIV. — 1° ALPHONSE, né le 27 septembre 1798, mort sans alliance, le 20 mars 1880, chevalier de la Légion d’honneur et ancien capitaine d’artillerie ;
2° LÉOPOLD, qui suit ;
3° LAURE, née en 1812 et mariée A Nérac avec M. JOSEPH LESPINASSE, dont elle n’eut pas d’enfant ;
4° FERDINAND, né le 8 août 1815, non marié ;

— LÉOPOLD DE SEVIN-TALIVES, né le 6 novembre 1807, fut d’abord officier de marine, puis agent-voyer en chef départemental du Lot-et-Garonne. Il épousa, à Agen, le 2 avril 1839, Mademoiselle DELPHINE BERTHOUMIEU-LAMER, fille de M. Hercule Berthoumieu-Lamer et de Mademoiselle Cannet. Ils eurent quatre enfants :

XV.— 1° JEANNE, mariée, en 1864, avec M. GASTON DU PRAT DE MÉZAILLES ;
2° MARTHE ;
3° CLAIRE, religieuse au monastère des Filles de Marie, à Agen ;
4° GABRIEL.

(1). Ce fut lui qui fortifia Ancône.


BRANCHE DU PÉCILE

VIII. — CHARLES DE SEVIN, seigneur du Pécile, écuyer, fils puiné d’Armand de Sevin et de Jeanne Dupin de Ganet, fut capitaine au régiment de Rambures et mourut le 24 mars 1714. Il épousa, le 20 novembre 1671 (et par contrat du 6 octobre, devant Ceberet, notaire royal d’Agen), demoiselle MARGUERITE DE MUCY, fille de feu M. Me Bernard de Mucy, conseiller du roi et receveur des tailles en l’élection d’Agen, et de demoiselle Marie de Corné. D’où vinrent cinq enfants :

IX. — 1° PIERRE, qui suit ;
2° ARMAND, officier d’infanterie, qui épousa, par contrat du 2 février 1730, demoiselle ANNE DUPUY, fille d’Isaac Dupuy et de Jeanne de la Bernardie, et n’en eut pas d’enfant ;
3° MARIE, veuve, en 1696, de noble CHARLES DE LABARTHE ;
4° MARGUERITE, mariée d’abord avec Me ANTOINE DE RANGE ; 2° avec M. Me ANTOINE-RAYMOND D’ESCUDIER, conseiller du roi et procureur de la ville du Port-Sainte-Marie. Elle habitait en sa maison du Rance, paroisse Saint-Julien, en la juridiction du Port-Sainte-Marie, lorsqu’elle fit son testament, le 1er juillet 1737 pardevant Dominique Carmentrand, notaire d’Agen. Elle mourut le 27 février 1755.
5° LOUISE, supérieure du couvent de l’Annonciade, à Agen.

— PIERRE DE SEVIN, seigneur du Pécile et de Quissac, écuyer, mourut le 8 mars 1736, après avoir fait, le 9 juin 1710 (Dutreil, notaire royal d’Agen) un testament mutuel avec sa seconde femme. Dans cet acte, les époux disent n’avoir point de postérité de leur union, se laissent réciproquement la jouissance de leurs biens et citent les deux enfants du mari et le fils unique de la femme. Il avait épousé d’abord, le 11 juillet 1701, demoiselle JEANNE DU LYON, fille du noble François du Lyon, capitaine, et de Catherine Michellet, puis demoiselle ANNE DE MOULIÉ (1), veuve de Jean Laffitte, de Villefranche, et fille de feu Timothée Molié et de Jeanne Vallade. De la première union naquirent deux enfants :

X.-— 1° MARTIAL-ARMAND, qui suit;
2° MARIE, religieuse au couvent de l’Annonciade d’Agen, et qui y mourut le 9 novembre 1780.

— MARTIAL-ARMAND DE SEVIN, seigneur du Pécile, écuyer, né le 24 février 1701, épousa, le 23 mai 1736, demoiselle MARIE-ANGÉLIQUE-CHRISTINE DE METGE (2), fille de noble Jean-Jacques de Metge et de feue Marguerite de Labarthe (fille de noble Charles de Labarthe et de Marie de Sevin, voir plus haut). Il fut maintenu dans sa noblesse par arrêté du 3 août 1754. Le 6 mai 1768, dans sa résidence au Port-Sainte-Marie, il fit son testament et y déclare, après avoir, fait un legs àA sa soeur religieuse, n’avoir conservé qu’un fils et une fille des nombreux enfants que lui a donnés sa femme :

XI. — 1° JEAN-JACQUES-JOSEPH, héritier universel de son père, et qui suit ; 2° MARGUERITE-JEANNE, mariée, par contrat passé le 23 mai 1769 devant Grimond, notaire royal du Port-Sainte-Marie, messire LOUIS-JEAN-BAPTISTE DU PONT DE BAULAC, ancien capitaine d’infanterie au régiment de Béarn, fils de messire Antoine du Pont de Baulac et de feue Jeanne de Montméjan.

— JEAN-JACQUES-JOSEPH DE SEVIN, seigneur du Pécile, écuyer, épousa, le 30 janvier 1768, demoiselle ELISABETH DE GRILLON DEMOTHES, fille de Jean de Grillon, seigneur de Mothes, écuyer, et de Cécile Mausacré de Mathias. Il mourut le 22 novembre 1787 et sa veuve fut convoquée A l’assemblée de noblesse de l’Agenais en 1789. Leurs enfants furent :

XII.— 1° MARIE-CHRISTINE-ANGÉLIQUE, née en 1769 ;
2° ARMAND-FRANÇOIS, qui suit ;
3° ARMAND-LÉON, qui suivra après ;
4° BÉATRIX, baptisée le 9 mai 1772 ;
5° MARIE-CHRISTINE(3), mariée A M. PÉPIN, de Marmande ;
6° JEAN, baptisé le 27 septembre 1773 ;
7° ARMAND-FRANÇOIS, né le 9 janvier 1775 et mort le 25 août 1785.

(1). Les articles de ce mariage furent détaillés le 29 novembre 1707. Contrat retenu par Rebel, not. royal.
(2). Plantey, not. royal.
(3). Sa date de naissance ne nous est pas connue, mais, comme cette fille figure en cette place dans une note de famille, il est à croire qu’elle était soeur jumelle de Béatrix ou de Jean.

— ARMAND-FRANÇOIS DE SEVIN, seigneur du Pécile, écuyer, naquit le 1er novembre 1770 et se maria, le 14 août 1796, avec demoiselle FRANÇOISE-VICTOIRE DE LAVOLVÈNE, fille de Joseph de Lavolvène, ancien capitaine au régiment de Touraine, chevalier de Saint-Louis, et de Jeanne de Jabre. Ils eurent pour enfants :

XIII. — ARMAND-LÉON, qui suit;
2° NELLY, morte jeune.

— ARMAND-LÉON DE SEVIN DU PÉCILE, né le 22 juin 1796, fut maire de Bazens et mourut à Agen le 8 novembre 1876. Il avait épousé, le 20 juin 1820, Mademoiselle JOSÉPHINE DE SAINT-GILIS, fille de M. Henri de Saint-Gilis, seigneur de Martel, écuyer, et de MARIE-THÉRÈSE DE SEVIN DE SÉGOUGNAC (contrat du 12 juin par Augon, notaire d’Agen). Elle mourut, le 21 mai 1864, ayant eu comme enfants :

XIV.— 1° N….., décédé tout enfant ;
2° HECTOR, mort à 11 ans ;
3° HENRI, mort à Agen, le 14 janvier 1843 ;
4° JEAN-THÉODORE, né à Agen en mars 1830.


DEUXIÈME RAMEAU DU PÉCILE

XII. — ARMAND-LÉON DE SEVIN, fils puiné de Jean-Jacques-Joseph de Sevin et d’Elisabeth de Grillon, se fixa à Marmandc et se maria avec Mademoiselle MARGUERITE DE PEYNAN.
D’où:

XIII. — 1° ELEONOR DE SEVIN, décédé en mer. Il laissa de son mariage avec Mademoiselle ZULINE DE BAZIGNAN DE LIGNERIS ;

XIV. — 1° ARMAND-LÉON-LOUIS, qui suit ;
2° GUSTAVE, qui suivra après son frère ;
3° LÉONIDE, mariée à Condom avec M. PAUL VERGNES, avocat, de Marmandc.

— ARMAND-LÉON-LOUIS DE SEVIN, établi à Nérac, épousa, en 1865, Mademoiselle ELISABETH DE GRAMONT DE VILLEMONTÈS, fille de M. Armand de Gramont de Villemontès et de Mademoiselle de Brisac. Il mourut en 1882, laissant une fille.

XV. — 1° THÉRÈSE, mariée à M. EDMOND DE BLAY.


TROISIÈME RAMEAU DU PÉCILE

XIV. — GUSTAVE DE SEVIN, second fils d’Eléonor de Sevin et de Zuline de Bazignan, entra dans l’administration de l’Enregistrement et se maria avec Mademoiselle BERTHE LAVAL, qui lui donna deux filles :

XV.— 1° N….., morte jeune ;
2° MADELEINE, née en 1866, mariée le 15 novembre 1886, à M. GEORGES DE BAZELAIRE, capitaine d’infanterie, fils de Maximilien-Adrien de Bazelaire, capitaine du génie, et d’Adrienne de Crevoisier.


BRANCHE DE MANSENCAL

V. —PIERRE DE SEVIN, seigneur de Pélissié, fils de Jacques, juge-mage d’Agen, et de Jeanne de Coésme, reçut des provisions de Conseiller au parlement de Bordeaux du roi Henri III, le 7 juillet 1554, et prêta le serment pour cette charge, le 3 août suivant (1). Le 3 mars 1555, « Eue délibération si Me Sevin, conseiller, marié à la soeur de la femme de Me Pierre Pomiès, conseiller à ladite cour, doibt aller A la première des enquestes suivant la déclaration du Roi que deux beaux-frères ne seront en mesme chambre, a esté arresté que, suivant lesdites lettres patentes, ledit Sevin servira en la première des enquestes » [Chronique du Parlement de Bordeaux, par JEAN DE MÉTIVIER, t. II, p. 116]. — « Le 20 mars « 1555, se sont opposés A la délibération du 13 mars, N….., conseillers, pour les interests qu’ils prétendent que ledit Sevin les précède au jugement des procès qui se jugent par après disnées, et leur est de trop grande conséquence. A quoi ledit Sevin a dit que pour son regard il n’avoit intérest en quelle chambre il seroit, et ce qu’il en fait est suivant ce que dit est. Sur quoi a esté advisé que sans préjudice de leur opposition ledit Sevin demeureroit en ladite Chambre pour ce jourd’huy et que cependant seroient remonstrées en la Grand Chambre les causes de ladite opposition, pour estre pourveu comme il appartiendra. » [Id., ibid., page 117]. — Pierre Sevin figure à la séance du 12 novembre suivant, dans laquelle le Procureur général se plaint que sur les soixante présidents et conseillers vingt-quatre seulement sont présents.

M. Boscheron des Portes, dans son « Histoire du Parlement de Bordeaux », tome I, p. 226, établit bien que Pierre de Sevin était véritablement à classer parmi les magistrats huguenots : « un autre effet de la pacification fut la reprise de possession de leurs sièges par les magistrats de la nouvelle religion, que l’état de guerre en avait éloignés. C’est ainsi que les conseillers Guilloche, de Sevyn, Bouchier, Macanan, Guerin, Arnoul et Dupont reparurent au palais… »

(1). « Me Sevin, au serment de l’office de conseiller en là cour, vacant par le décès de Me Pierre Gay ; Il a esté ordonné qu’à l’advenir aucun ne debvoit estre versé a l’examen, ledit examen n’estant acte judiciaire — 2 août 1554. » (Chron. du Parlem. de Bordeaux, t. II, p. 70).

Pierre de Sevin fit son testament, le 11 mai 1569, par devant Raymond Trossinières, notaire royal de Bordeaux, et y nomme sa femme et son fils. Après quelques accords avec son frère Hermand et sa belle-soeur, au sujet des avantages faits à celle-ci par leur frère Guillaume le chanoine et dont il avait conçu une vive irritation, il suivit dans la mort ses deux frères dans le courant de la même année. « Après le meurtre du conseiller Jean Guilloche de la Loubière, poignardé par Montferrand lui-même », rapporte M. Boscheron des Portes, p. 245, « un autre membre du parlement Pierre de Sevyn périt de la même manière, ainsi que son secrétaire ou clerc, nommé Simonncet, qui se fit tuer sur son corps, déclarant hautement qu’étant de la même religion, il voulait mourir avec lui. » Dans les « Mémoires de l’Etat de France sous Charles IX » 1578, p. 382 « Massacre de ceux de la Religion à Bourdeaux le 3e jour d’octobre 1572. — Le vendredy troisiesme jour d’octobre 1572, le Gouverneur ayant assemblé en la ville tous les meschans garnemens, desquels il entendoit s’aider pour l’exécution d’un si vilain acte et leur commanda d’assembler leurs dizaines en armes et le venir trouver soudain après disner pour exécuter le commandement qu’il avoit du Roy.
A quoy ils ne firent faute, le venans trouver avec leurs chaperons de livrée de damas blanc et rouge, suivis de leurs dizaines pour entendre ce qu’il leur disoit. La plus part des massacreurs portoyent des bonnets rouges, qui leur avoyent esté baillez de chez Pierre Lestonnac, jurat de Bourdeaux ; à raison de quoy et pour le sang dont ils rougirent leurs bras, ils furent appelez la bande rouge. Aucuns l’ont appelé la bande Cardinale. Le Gouverneur leur commanda de tuer tous ceux de la Religion, notamment qui avoyent porté les armes et n’en espargner pas un. Et luy mesmes leur voulant monstrer l’exemple, s’en alla à la maison de M. Jean de Guilloche, sieur de la Loubière, conseiller A la cour de parlement, pour exercer la haine de longue main conceue contre luy ; a lequel se voulut garentir par une porte de derrière : mais il fut ramené en la basse court de sa maison devant le Gouverneur, qui le massacra à coup de coutelas. Sa maison fut entièrement pillée et saccagée… (p. 382 V°). La maison de M. Guillaume (1) de Sevyn, conseiller audit parlement qui estoit de la Religion, fut envahie, pillée et saccagée, et luy miserablement meurtry. Son clerc ou secrétaire, nommé Simonet, le voyant ainsi meurtrir, l’embrassa en le consolant. Et, estant interrogé s’il estoit aussi de la Religion, respondit qu’il en estoit et vouloit mourir pour icelle avec son maistre. Aussi tous deux furent tuez au sein l’un de l’autre… » Le conseiller de Sevin, selon toute vraisemblance, avait adopté le culte réformé, et, en tout cas, son attitude le classait parmi les Religionnaires de marque du Bordelais. Néanmoins, si le parlement de Bordeaux ne perdit, dans le massacre des protestants, que deux de ses membres, il est avéré d’abord que le conseiller Guilloche périt surtout, comme victime de la haine criminelle du Gouverneur contre sa personne. Quant A Pierre de Sevin, s’il était désigné aux coups des fanatiques tout autant que certains autres de ses collègues, il ne l’était pas davantage. Mais A Bordeaux et à Agen, des haines bien vivaces et des craintes terribles étaient surexcitées à son sujet comme elles l’avaient été à l’encontre de ses deux frères. Ceux-ci venaient de disparaître coup sur coup, il n’y avait que quelques semaines à peine : lui seul restait jusqu’alors entre la poursuite d’un grand crime et la conservation d’un gros héritage, d’une part, et la faiblesse de deux pauvres enfants, son neveu et son fils, fatalement livrés d’avance à des tutelles plus que suspectes, d’autre part. Il paraît bien difficile de ne pas s’arrêter A l’hypothèse que, dans sa finale destinée, ces considérations de famille n’aient pesé plus lourdement que son rôle politique et religieux. L’assassinat de Pierre, ainsi que la mort — plus naturelle d’apparence — de ses deux frères, à quelques mois d’intervalle à peine, durent être un bien grand soulagement pour les angoisses des meurtriers de leur neveu Jacques et pour les criminelles convoitises de ceux qui comptaient dépouiller les orphelins sous le couvert de leur tutelle.

Du mariage de Pierre de Sevin et de JEANNE DE CAZAUX naquit un fils unique.

(1). Pour Pierre : le prénom du conseiller a été changé par divers historiens avec ceux de ses frères.

VI. — ARMAND DE SEVIN, seigneur de Pélissié, baptisé A Bordeaux, le 21 août 1563, fut jurat de la ville d’Agen. Il obtint du roi Henri IV des lettres créant, en sa faveur, une charge de conseiller lai au parlement de Toulouse, décembre 1594, et reçut des provisions de président aux Enquêtes en la même cour, le 17 septembre 1605. Enfin, le 26 octobre 1616, un brevet de Conseiller d’Etat lui fut délivré, « en considération et récompense des services rendus à S. M. par ledit Armand de Sevin dans plusieurs occasions, où il auroit témoigné son courage et sa fidélité au « hasard de sa vie . »

Il avait épousé, par contrat devant Taillade, notaire de Saint-Germain en Querci, le 4 octobre 1583, demoiselle JEANNE DE VASSAL DE RIGNAC, fille de Gilibert de Vassal, seigneur de Rignac, et de Louise de Peyronnencq de Saint-Chamarand. Il testa, le 19 août 1622, par devant Bessier, notaire royal de Toulouse, nommant son fils pour héritier général. Il eut pour enfants :

VII. — 1° PIERRE, qui suit ;
2° MARGUERITE, religieuse aux Dames maltaises de Toulouse ;
3° ROSE, qui épousa, par contrat du 16 janvier 1612 devant Philippe Vivant, notaire d’Agen, AUGUSTE DE TAPIE, seigneur de Monteils, fils de Jean de Tapie, écuyer, et de Jeanne de Cadoing. Elle fut, vers 1635, dame d’honneur de la Duchesse d’Alençon, princesse du sang royal ;
4° ANTOINETTE, femme de N….., CLUSICE, secrétaire du roi.

— PIERRE DE SEVIN reçut, le 17 janvier 1612, les provisions de conseiller de son père, et le 6 juin, celles de président à la première chambre des requêtes. Il épousa, par contrat du 7 juillet 1607, Mademoiselle FRANÇOISE DE MANSENCAL, fille de Mr Me Jean de Mansencal, conseiller au parlement de Toulouse, et de Claire de Lacvivier. Leurs enfants furent :

VIII. — 1° PIERRE-PRANÇOIS, qui suit ;
2° CLAIRE, mariée, par contrat du 22 janvier 1626, avec Mr Me PIERRE-FRANÇOIS DE GARAUD, seigneur de Donneville, président à mortier au parlement de Toulouse et fondateur du couvent de l’Observance de Montgiscard.

— PIERRE-PRANÇOIS DE SEVIN reçut des provisions de conseiller au parlement de Toulouse, le 12 février 1644, avec lettres de dispense d’âge du 26 février. Il épousa, le 14 juillet 1650, demoiselle MARIE DE REICH, dame de Penautier, fille de messire Bernard de Reich, sr de Penautier, etc., trésorier général de France à Toulouse, et de Louise de Claret de Saint-Félix. Ils eurent pour enfants :

IX. — 1° JEAN-ANTOINE DE SEVIN DE MANSENCAL, marquis de Penautier, mort le 12 janvier 1736, sans avoir eu d’enfant de son mariage avec Mademoiselle ROSE DE MARTINI ;
2° FRANÇOISE, baptisée le 21 août 1651, reçue dame maltaise à Toulouse, le 5 mai 1667 ;
3° PIERRE, mort sans postérité et qui testa en faveur du Baron de Bérat ;
4° ANNE ;
5° MARIE;
6° HENRI, né à Toulouse le 12 juillet 1661, baptisé A Saint-Etienne, le 23 mai 1662, admis dans l’ordre de Malte le 2 mai 1673.

Extrait de la Généalogie de la famille de Sevin, établie pour Mme de Naurois, née de Sevin, Librairie Ancienne Honoré Champion, Paris, 1912.