Notice généalogique. De Pins, De Püs, De Pis, De Pys, Pinis

(en latin De Pinibus, dont la traduction rigoureuse est Des Pins), suivant les époques et idiômes divers.

(Ces variations ont été communes aux branches de la même maison établies dans le Languedoc depuis le XIIe siècle).

Branche établie en Guienne, – Agenais, – Condomois, – Bazadais

Imprimerie de Lafargue
Bordeaux

1851-1852

PRECIS HISTORIQUE. — La Maison de PINS tire son origine d’une ancienne race germaine.— Les Thann-Waldbourg, (le mot Thann, en allemand, veut dire Pin).— Vers le commencement du 8e siècle, deux membres de cette famille passèrent en Espagne avec sept autres Chevaliers, pour aller combattre les Maures. — Les nobles actions de ces Preux sont consignées dans les récits des historiens Espagnols.— On se borne à dire ici qu’ils contribuèrent puissamment à renverser la domination des Infidèles, et signalèrent surtout leur valeur dans la province de Catalogne, à la célèbre bataille d’Urgel.— En reconnaissance de services aussi éclatants, le peuple délivré par eux, leur donna le surnom des Neuf Barons de Catalogne, les désignant comme ses libérateurs, après Dieu, d’où la devise : Despues Dios la casa de Pinos. — En outre de ces témoignages de gratitude du peuple Espagnol, l’Empereur Charlemagne, voulant récompenser le noble dévouement de ces Chevaliers, leur accorda diverses prérogatives honorifiques (De Rebus Hispanicis ; Lucii, Marinsei, Siculi.— Lib. 9, fol. 371). — Des deux Thann-Waldbourg qui figuraient parmi les neuf Barons, l’un fut le chef de la famille de Moncade ; l’autre de la famille de Pinos, (Pinos traduction espagnole du nom allemand Thann), maisons qui ont toujours tenu un rang distingué parmi la haute noblesse Espagnole. — Ce fut vers la fin du 11e siècle, qu’un membre de la Maison de Pinos passa en France et fonda la Maison de Pins établie en Guienne ; laquelle, comme souvenir de sa double origine d’Espagne et de Germanie, a toujours conservé la légende des Neuf Barons de Catalogne jointe à l’écu des Thann-Waldbourg, d’azur à trois pommes de Pin d’or (*), qui est de Thann. — (Une autre branche, vers la même époque, établie en Languedoc, et qui a donné des Grands-Maîtres à l’ordre de Malte, porte pour armes, de Gueules à trois pommes de Pin d’or. — La Maison de Catalogne porte, d’or à trois pommes de pin coupées de sinople).

(*) Ces armes se voient encore en divers lieux, entr’autres à la grande porte des Dames Religieuses de l’Ave Maria et au cloître des Cordeliers, sur les piliers de marbre à La Réole, à la grande porte de l’Église paroissiale de Notre-Dame de Bassane ; dans l’Église de la Baronnie de Savignac en Bazadais ; sur la porte d’entrée du vieux château et sur la voûte de l’Église paroissiale de Villefranche, enfin sur la porte d’entrée du château de Bisqueytan et à la voûte d’une chapelle de la Vierge dans l’Église Saint-Quentin, Entre-deux-Mers : dans ces deux dernières localités, ces armes sont écartelées de celles de la Maison de Foix.

I— Guilhem Ou Guillaume-Raymond.

On trouve, vers la fin du 11e siècle, des traces d’un Guilhem-Raymond de Pins. — On ne le rappelle ici que pour mémoire et comme père de Guillaume-Raymond, Bernard et Guillaume-Odet ou Odon.

II — Guillaume-Raymond.

Vivait au commencement du 12e siècle. Il fut père de Guillaume-Raymond, qui suit, Armand ou Arnaud, Endoat et Bernard. Il est fait mention de lui dans une donation à l’Abbaye de Fontguilhem lors de sa fondation, en 1124 (Abbaye de Fontguilhem).

III. — Guillaume-Raymond.

Il est nommé dans un acte latin comme second bienfaiteur de l’Abbaye de Fontguilhem, sous le Pontificat d’Alexandre III, Henri d’Anjou étant Roi d’Angleterre et Duc d’Aquitaine (1159). — Il épousa N…. de Bouglon, et eut, entr’autres enfants, Guillaume-Raymond, qui mourut jeune ; — Doat ou Endoat ou Déodat (ce qui est le même nom), qui suit ; — Arnaud, qui laissa postérité sous les noms de Curton et de Portal ; — Amanieu, Seigneur de Bouglon, — et Pierre, auteur de la branche de Bisqueytan, éteinte. — Les principales alliances de cette branche ainsi que celle de Puybarban, ont été avec les maisons de Foix de Candale, — De Grailly, — de l’Ile-Jourdain, — de Caumont, — de Comminges, — de Périgord, — de Gontault,— de Goth-d’Albret, — de Ségur, — de Montlezun, — de Galard, — de Pérusse, — de Lansac, — de Donissan, — de Montault, — de Pontac, — de Lachassaigne, — de Gères, — de Pichard, — de La Mothe-Castelnau, — de Lastours, etc., etc., etc. — Dans un titre latin de l’Abbaye de Fontguilhem (1166), Amanieu, Seigneur de Bouglon, rappelle son père qu’il nomme Guilhem-Raymond de Pis.— (Archiv. de Fontguilhem et Puybarban).

IV. — Déodat (Doat Ou Endoat).

Il eut, entr’autres enfants, Guillaume, qui suit ; — Arnaud, qui fut évêque de Bazas en 1220 ; — Bertrand, Odon et Endoat. — Déodat de Pins est nommé parmi les Seigneurs qui se portèrent caution du Roi d’Angleterre (Actes de Rymer).— Il fut maire de la ville de Bazas.

V. — Guillaume.

Seigneur de Taillebourg, Mazeret, etc., etc., acquit de son cousin Raymond de Pins, le moulin et fief, sis dans la paroisse de Rassane (mouvants de Puybarban) par contrat du 6 Février 1234 (Archiv. de Puybarban). Il eut, entr’autres enfants, Guillaume-Raymond, qui suit, Bertrand-Raymond, Jean et Guillaume qui fut Prieur du Mas-d’Agenais, puis évêque de Bazas en 1266 [Archiv. de Puybarban et Gallia Christiana, T. 12-14).

VI. — Guillaume-Raymond.

Sire de Taillebourg, Montignac, Saint-Martin d’Avance, Puy-de-Gontaud, Baron de la Dronze et de Montcrabeau, — Co-Seigneur de Montgaillard et de Birac, Seigneur de Monhurt du chef de sa femme, fille d’Avinsans de Caumont, dont il eut Barthélemy, Avinsans, Guillaume-Raymond, qui légua ses villes et châteaux de Montcassin et de Montcrabeau, à l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem (legs plus tard annulé) ; Sensaver, Hugon, Séguine et Marie. Un jugement Ecclésiastique, canonique et pénitentiel, prononcé par le Prieur du Prieuré de Saint-Pierre de La Réole, nomme Guillaume, Déodat, Bonnet, Arnaud de Pins, Raymond de Pins, dit de Guilhaumats, Arnaud de Pins de Portal, Arnaud de Pins de Curton, Pierre de Mirail, Vital de Seguin, et Guilhaume de Cambis.— Les dits Seigneurs ayant, en maintes circonstances, fait opposition (à main armée) aux volontés et décisions Ecclésiastiques, et souvent même exercé des violences sur les moines du Prieuré de La Réole, ou sur leurs familiers.— 25 Décembre 1292. (Archiv. de Puybarban).

VII. — Sansaver (ou Sanxonnet).

Ses frères aînés étant morts célibataires ou sans postérité, il devint chef de sa maison et continua la descendance. On le trouve qualifié dans les actes, Haut et Puissant Baron, Seigneur de Taillebourg, Montcrabeau, Calignac, Birac, Mazeret, etc. — Il acquit divers fonds en Bassane, pour être réunis à ceux déjà possédés par sa famille. — Son nom est plusieurs fois mentionné dans les actes de Rymer et figure souvent dans les assemblées des Hauts-Barons de la Guienne.— (Voir le Père Anselme, Histoire généalogique et chronologique de la Maison Royale de France, des Pairs, Grands-Officiers de la Couronne et des anciens Barons du Royaume, T. IV, 469 d., nomme Sanxonnet Des Pins, Seigneur de Monheur et de Montcrabeau, etc.).— Il épousa en premières noces, 1294, Brunissende de Comminges, fille d’Avinsans de Comminges, vicomte de Consérans et de Philippe de Foix. — De ce premier mariage il eut quatre enfants : Avinsans qui suit, Esclarmonde, Agnès et Rose, mariées, la première à G. Raymond de Caumont ; la seconde, à Pierre de Gontault, Seigneur et Baron de Biron, etc., etc. ; la troisième, à Bertrand de La Mothe (l’une des plus anciennes et des plus illustres familles du Razadais). — (Archiv. de Puybarban, — Père Anselme, IV, id.). — Sansaver épousa en secondes noces et avec dispenses de parenté, Jeanne de Périgord, dont il n’eut point d’enfants. — (Dans le procès de Jeanne Périgord avec Bertrand d’Albret, elle est nommée : Nobilis Dominica Johanna de Petragord , uxor quondàm nobilis et potentis viri, Sensaverii de Pinibus, militis, Domini Talaburgi, etc.

VIII. — Avinsans.

Noble et Puissant Baron, Seigneur de Taillebourg, etc., etc., épousa Régine de Goth, nièce du Pape Clément V. Il eut d’elle, entr’autres enfants, Barthélemy, Guillaume-Raymond, Seigneur de Mazeret, qui a continué la descendance. (Voir la donation de la terre de Mazeret par Avinsans de Pis, à Guillaume-Raymond de Pis, son fils, et consentement de Rerthoumieu de Pis, fils aîné du dit Avinsans et frère de Guillaume-Raymond, — du 14 Août 1348. — (Archiv. de Puybarban). — Avinsans eut une fille, Assalide, Dame de Montbazan, laquelle épousa Pons de Donissan. (Archiv. de Puybarban). — (Le Père Anselme nomme Avinsans de Pins. — Testament de Régine de Goth, Vicomtesse de Lomagne et d’Auvillars, 13 Août 1325, T. H, 173. e. — Voir aussi le Père Anselme, T. IX,383 et 398). — Les fils aîné d’Avinsans, Barthélemy, dont tous les enfants moururent sans laisser postérité, avait épousé en premières noces A de Trencaléon, et en seconde noces, Talésie d’Albret, fille de Haut et Puissant Seigneur Bérard d’Albret, Seigneur de Rions et de Gironde, etc., etc. — Barthélemy de Pins et Talésie d’Albret, eurent à demander pour leur union, une dispense du Pape Innocent VI, comme parents au degré prohibé. — Cette dispense est en latin et nomme Bartholomoeus de Pinibus miles, Dominus Montecrapelli. — Le contrat de Mariage (passé au bourg de Gironde, près La Réole), est en gascon et nomme Noble et poderes Baron mossen Berthomieu de Pys, Senhor de Caluchat (Calignac), Montcrabeau, etc., etc., (Archiv. de Puybarban). — Depuis le mariage de Barthélemy de Pins avec Talésie d’Albret, on trouve souvent les sceaux de la Maison de Pins en Guienne, écartelés d’Albret, qui est de Gueules-plein. — Ce n’est que quelques années plus tard, et par suite du mariage d’Amanieu d’Albret, beau-frère de Barthélemy de Pins, avec Marguerite de Bourbon, soeur de la Reine (Jeanne de Bourbon, femme du Roi Charles V), que la Maison d’Albret commença à écarteler de France.

IX. — Guillaume-Raymond.

Les Enfants de Barthélemy de Pins, Bernard, Avinsans, Régine et Claire, étant morts sans laisser postérité, une partie des biens de la Maison de Pins passa dans celle d’Albret. La Co-Seigneurie de Montcassin et de Calignac fut dévolue à Guillaume-Raymond qui devint, par la mort de son frère aîné, chef de la race. — On le trouve qualifié dans les actes, Haut et Puissant Baron, Messire Guillaume-Raymond de Pins, Seigneur de Montcassin, Calignac, Mazeret, Baron de la Dronze, Co-Seigneur de Mezin de Saint-Jean d’Ornésan, etc. — Il épousa en premières noces, Jacquette de Bouteville, dont il eut : Guillaume-Raymond, mort sans postérité, (il reçut du Roi d’Angleterre, le 17 Septembre 1445, la Capitainerie et le baillage de Sauveterre en Bazadais — Il est qualifié dans l’acte, Chevalier-Banneret). — Jean qui suit et Bernard. — En secondes noces, Isabeau de Ségur, dont il eut Avinsans et Arnaud. — (Archiv. de Puybarban).

X. — Jean.

Seigneur de Montcassin, Calignac, ou Caluchat dans les Actes gascons, Baron de la Dronze d’Ambrus, (les fiefs d’Ambrus et de Montcrabeau, étaient limitrophes, etc.), assista avec ses frères, Raymond et Avinsans, en qualité de Gentils-Hommes, à l’Assemblée des Trois-États tenue à La Réole, en 1436, (Verbaux de l’Assemblée, Archiv. de Puybarban). — Il avait épousé Isabeau d’Aulède de Pardaillan, dont deux fils et deux filles : Jean, qui suit, (il fut Vice-Sénéchal de l’Agenais) ; — Jean de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem (nommé, dans le Chapitre tenu à Rhodes, en Mai 1499, Commandeur de Castelnau sur Gupie) ; — deux filles Diane et Madeleine. (Archiv. de Puybarban).

XI— Jean.

Seigneur de Montcassin, Calignac, Bassane, Baron d’Ambrus, etc., etc., (le fief de Bassane et Puybarban était dans la famille depuis le commencement du 13e siècle [Voir ci-dessus]), marié à Berthomine de Montlezun, Dame de Lupiat, fille de Haut et Puissant Seigneur, N. de Montlezun, Seigneur de Lupiat, Co-Seigneur de Montcassin, etc., etc., dont : Jean, marié à Catherine de Hambert, branche éteinte ; — Jean dit le Jeune, ou le Croisé, Chevalier de Saint-Jean de Jérusalem ; — Raymond, mort sans postérité ; Arnaud-Guillaume, marié à Jeanne de Beauvoir (des Sires de Beauvoir, Seigneurs de Châtelus ou Chastellux, de Bordeaux, Vicomtes d’Avallon) ; de ce mariage une fille, Berthomine, mariée à Etienne de Galard ; — Miramonde, mariée à Jean de Bâne, Seigneur de Lamothe ; — six autres filles, mariées, dont une avec Jean d’Aulède de Pardaillan. Une autre fille paraîtrait avoir été alliée à la Maison d’Esparbés. (Archiv. de Puybarban).

XII. — Jean.

Seigneur de Montcassin, Bassane, Puybarban, Baron d’Ambrus et de Savignac, Co-Seigneur de Lamothe, etc., etc., surnommé Le Croisé (Lou Croisat dans les Actes gascons), fut d’abord Chevalier de Rhodes ou de Saint-Jean de Jérusalem, et en cette qualité, porta les armes contre les Infidèles, Pierre d’Aubusson étant Grand-Maître de l’Ordre. Devenu chef de sa Maison par la mort de son frère aîné, il épousa, avec dispenses, Isabeau de Bâne, qui lui porta en dot la Co-Seigneurie de Lamothe, (ancienne Baronnie venant de la Maison de l’Isle-Jourdain). — Il eut, d’isabeau de Bâne : Jean, qui suit ; — Arnaud, mort sans enfants ; — François, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, — Catherine, mariée 1° à Charles de Pardaillan ; 2° à Thomas de Fargues ; — Miramonde, mariée à Odet de Montlezun, — et Jeanne, laquelle vendit en 1549 un tènement sis en la paroisse de Saint-Martin d’Avance (Archiv. de Puybarban).

Nota.— Ainsi qu’on l’a dit en tête de ce Précis généalogique, les Actes gascons et français donnent indifféremment le nom de Pins, de Piis et de Pis au même individu : ainsi, dans un bail à fief, paroisse de Puybarban, on trouve Jean de Pins porté sous le nom de Jean ou Johan de Piis ; et dans l’investiture et confirmation du dit fief, on le retrouve porté sous le nom de Jean de Pins. — Huit ans plus tard, il est porté dans un nouveau bail à fief, Jean de Pis ; et enfin, après un intervalle de onze ans, on le retrouve dans un dernier bail à fief, sous le nom de Jean de Pins. — C’est lui qui construisit, à la Réole, l’escalier dit du Sault encore existant.

XIII. — Jean.

Seigneur de Montcassin , Puybarban, Bassane, Cambes, Baron d’Ambrus et Vidaillac, Co-Seigneur de Lamothe, épousa : 1° Jeanne de Lastours, (des Sires de Lastours, premiers Barons du Limousin) : de ce mariage, Catherine, déshéritée plus tard par son père ; 2° Catherine de Fauga ou Fauga, dont : Antoine, mort jeune ; — Bernard ou Bertrand, qui suit ; — François, Chevalier de Saint-Jean de Jérusalem ; — Jean, qui épousa Jeanne de Ségur, laquelle lui apporta en dot les terres de Fourrens et de Montbadon qui sortirent de la famille par voie d’échange ; — Anne, mariée à Guéraud de Pardaillan de Gondrin, Seigneur de Gimat, etc., etc. ; — Miramonde, mariée à Jean-Jacques de Gaultier, Seigneur de Lavison. — (Archiv. de Puybarban. [Voir un amortissement ou commutation de rentes en Queyran, par Catherine de Fauga, pour et au nom d’Antoine son fils mineur, comme héritier de Jean son père, du 3 Mars 1517]).

XIV. — Bernard (Alias Bertrand).

Seigneur de Montcassin, Puybarban, et Bassane, Baron d’Ambrus de Vidaillac et Trajan, — Seigneur en partie du Marquisat de Villefranche, Varennes, Co-Seigneur de Lamothe, Cambes, Tristan, etc., fut commandant d’une compagnie de cent hommes d’armes. — Devenu chef de la Maison par la mort d’Antoine son aîné, il épousa C. de La Mothe-Castelnau, fille de Haut et Puissant Seigneur François de La Mothe-Castelnau, premier Baron du Bazadais, etc., etc., Arch. de Puybarban et Père Anselme). — De ce mariage : François, Seigneur de Vidaillac déshérité par son père , mort sans postérité ; — Gérard , qui suit ; — Jean, Seigneur de Trajan, marié à Miramonde de Gaultier, fille de noble François de Gaultier, Conseiller du Roi en ses conseils et de N. de Gascq, Dame de Camiran, nièce de noble François de Gascq, Baron de Martillac, gouverneur pour le Roi de la ville et château de La Réole ; — François, auquel son père laissa ses propriétés du Queyran ; marié à G. de La Mothe, mourut sans postérité ; — Jean, tué au siège de Tonneins ; — Marguerite, mariée à noble Joseph de Montault ; — Miramonde, mariée à noble Jean-Charles de Montesquieu, auquel elle porta la Co-Seigneurie de Montcassin ; — Madeleine, mariée à noble Daniel de La Roche, bailli et gouverneur de la Vicomte de Bruislhois ; — Diane, mariée à noble Etienne de Saugentis. — Dans un accord avec quelques habitants de La Réole, il est dit que le château d’Ambrus et une maison possédée en la ville de La Réole par ledit Bernard, furent incendiés avec tous ses titres et papiers, pendant qu’il portait les armes pour le service de la Religion Romaine (Bataille de Lépante). — (Il paraîtrait avoir été reçu primitivement de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem). Pour réparer cette perte, il voulut faire des recherches aux Archives de Nérac. Ayant rencontré quelques oppositions, il eut recours au Roi Henri IV, auquel il exposa, dans sa requête, la nécessité de ces recherches pour que lui et ses descendants pussent justifier de leur ancienne extraction et nobles alliances, entr’autres, en 1360, avec l’antique et illustre Maison d’Albret, alliée elle-même à la Maison Royale de France. — Henry IV fit droit à sa demande, et adressa des lettres de jussion à la Chambre des Comptes de Nérac, le 25 Septembre 1608. — (Archiv. de Puybarban et Chambre des Comptes de Nérac).

XV. — Gérard-Scanderberg.

Seigneur des dits lieux (Une enquête du Parlement prouve que ceux de la Religion prétendue réformée avaient pillé, dévasté la ville de Villefranche et le château du dit lieu où Bernard, père de Gérard, fesait sa résidence). — Il fut d’abord capitaine au Régiment de Guienne-cavalerie ; puis eut commission de lever une compagnie de 100 hommes d’armes par lettres-patentes de la Reine, données à Angers le 20 Juillet 1620. — Il épousa Marguerite de Cornier, dont il eut : Bertrand, mort sans postérité ; — François, qui suit. — Gabriel, Jurat de Bordeaux ; Marguerite, mariée à Jean de Gascq, Seigneur de La Couture, fils de Messire Ogier de Gasc, Conseiller du Roi en ses Conseils d’État et privés, Trésorier-Général de France en la Généralité de Guienne ; — Marie, mariée à Charles-François de Lur-Saluces, (nommé, dans une donation du 18 Juin 1674, le Marquis de Lur), dont une fille, Catherine de Lur, mariée à Henri de Salignac ; — Bertrande, mariée à Jean de Pérusse.

XVI. — François.

Seigneur des dits lieux, servit dans les guerres d’Espagne en qualité de volontaire, sous le Prince de Condé et les Maréchaux de Schomberg et de La Mothe-Houdancourt. Il se trouva au siège de Salces, et fut blessé à la journée de Lérida. — Il épousa, le 21 Avril 1655, Jeanne de La Marque. — De ce mariage, Gérard qui suit ; — Gabriel, qui, ayant épousé Demoiselle Marthe des Mathurins, a laissé postérité ; — Antoine mort sans enfants ; — Marie et Cécile, religieuses au Couvent de la Visitation, à Bordeaux. (Archiv. de Puybarban).

XVII. — Gérard.

Seigneur des dits lieux ; Baron de Fauga et en partie de Noaillan etc., fut Maréchal-des-Logis de la Noblesse de Guienne assemblée en arrière-ban sur la fin du règne de Louis XIV. — Il épousa le 13 Janvier 1699, Suzanne-Thérèse de Lachèze, fille de Messire Ogier de Lachèze, écuyer, premier Capitaine au régiment de Navarre, Maréchal de bataille et Commandant dans Libourne, et de noble Dame Thérèse de Gères de Gaxies. — De ce mariage : Antoine, qui suit ; — Marc-Antoine, mort sans postérité ; — François, doyen du Chapitre d’Uzeste, — Jean, Co-Seigneur de Lamothe ; Jeanne, Marie-Thérèse, Marie-Christine, et Marie-Cécile, mortes sans avoir été mariées (Archiv. de Puybarban). — Voir le contrat passé avec Messire Jean de Pontac, Comte de Belhade, 9 Mai 1681).

XVIII. — Antoine.

Entra dans la Magistrature. — Reçu au Parlement de Bordeaux, il épousa, en 1735, Elisabeth-Angélique de Pichard, fille de noble Gabriel de Pichard, écuyer, Seigneur de la Grave, Baron de Saucats et autres places, Conseiller au Parlement, et de Dame Jeanne de Tuquoy. — De ce mariage : Charles-Antoine, qui suit ; — Gérard-Daniel, Co-Seigneur de Lamothe ; — Suzanne-Thérèse-Angélique, mariée le 12 Mars 1766, à André-Joseph de Martin du Tyrac, Comte de Marcellus. (Archiv de Puybarban).

XIX. — Charles-Antoine.

D’abord Conseiller au Parlement, puis nommé par le Roi, Grand-Sénéchal et Gouverneur du Bazadais, en remplacement du Marquis de Durfort-Civrac. — Il épousa le 28 Septembre 1773, Marie-Victoire-Bayonne de Caupenne d’Amou, fille de Haut et Puissant Seigneur Messire Jean-Baptiste de Caupenne, Marquis d’Amou, Seigneur de Pommarès, Castel-Sarrazin, etc., Colonel d’Infanterie, Gouverneur pour le Roi de la ville de Bayonne et pays de Labours, et de Dame Marie Charlotte de Menou. Furent présents au contrat, le Maire et les Echevins de la ville de Bayonne. — La dite Demoiselle de Caupenne d’Amou étant filleule d’une part de Haute et Puissante Dame Marie-Victoire, duchesse de Gramont ; et de la ville de Bayonne, d’autre part. — De ce mariage, Jean-Baptiste, — Sophie-Marie-Madeleine-Françoise, laquelle a épousé, le 7 Novembre 1793, son cousin germain, Marie-Louise-Auguste de Martin du Tyrac, comte de Marcellus, depuis Député et Pair de France.

M. de Piis s’occupait de fournir ses preuves au cabinet des Ordres ; il avait déjà reçu de M. Chérin un certificat de noblesse pour l’admission de son fils dans la Maison Militaire du Roi, lorsqu’éclatèrent les troubles de 89.— Nommé Député de la Noblesse de Guienne aux Etats-Généraux, il se retira l’année suivante au Château de Puybarban.

XX. — Jean-Baptiste.

A épousé, le 1er Mai 1809, Élisabeth-Marie-Madeleine-Anne de Mons, fille de Messire-Léonard-Joseph, Marquis de Mons et de Dunes, et de Dame Rosalie-Marie-Anne de Verthamon. – De ce mariage, quatre enfants :

Amélie-Marie-Jacquette ;
Louise-Marie-Victoire-Jeanne ;
Louis-Marie-Antoine ;
Victorine-Marie-Françoise-Sophie ;

Notice généalogique. De Pins, De Püs, De Pis, De Pys, Pinis, Bordeaux, 1851-1852.