Voyage au pays de Bigorre (extrait) 1879

Layrac

Sur les trois heures de l’après-midi, le train qui vient de franchir Astaffort s’arrête devant un lieu charmant et des plus pittoresques.

Au flanc d’un coteau qui s’élève en pentes douces sur la rive gay du Gers, un gracieux village nous apparaît couronné d’un dôme d’ardoise ; non loin du dôme se dresse un clocher de forme singulière. Des maisons entremêlées de jardins s’étagent sur les pentes ; au bas, sous un vieux pont de trois arches, coule le Gers, dont la digue d’un moulin vient arrêter le cours paresseux. C’est un tableau qui me ravit l’âme et me tire des larmes des yeux.

Vous ne serez point surprise de mon émotion lorsque vous saurez que ce lieu est mon pays natal. Mon Dieu oui, madame, je suis né là ! Le chef du train crie : Layrac ! et je m’élance hors du wagon. Il y a je ne sais combien d’années, j’y vins fermer les yeux à ma mère, la coucher tristement dans une tombe à côté de mes autres parents ; depuis ce temps, je n’étais plus retourné à Layrac.

Cependant, lorsque je m’y suis retrouvé, il m’a semblé que je n’en était jamais sorti. Connaissez-vous cette influence du village natal ?
Il vous laisse des souvenirs si profonds, des impressions si intenses, que la durée semble disparaître. On se revoit au milieu de choses qui n’ont changé ni de forme, ni d’aspect, de choses qui ont eu nos premiers regards, nos premiers sourires, et qui ont été le point de départ de nos destinées.

Aux abords de la petite ville, mes yeux avaient cherché vainement les vieux ormes auxquels je trouvais un aspect si imposant. Mon grand-père, qui lui-même datait de 1770, les avait toujours vus aussi grands qu’ils étaient au temps de mon enfance… De chaque côté de la route, leurs ramures puissantes se rejoignaient comme les arêtes d’une voûte. Tout au bout de cette avenue, les premières maisons paraissaient blanches et gaies.

Je vois encore, dans l’ogive lumineuse des arbres, se dresser, sur son socle en maçonnerie, la croix de fer qui portait, sur ses grands bras, tous les attributs de la Passion de Notre-Seigneur. Perché au sommet, redressant la queue, ouvrant démesurément son bec, le coq faisait entendre l’avertissement réitéré qui n’empêcha point saint Pierre de renier son maître. Le roseau portant l’éponge imbibée de fiel et de vinaigre se croisait avec la lance qui perça le flanc du Sauveur ; rien ne manquai, ni la couronne d’épines, ni l’échelle, ni les clous, ni le marteau, ni le linge de sainte Véronique, ni le compte exact des deniers de Judas.

La croix était bien à sa place ; mais en était-il de même des maisons ? Au fur et à mesure que je m’avançais, je tremblais qu’on eût dérangé quelque chose à leur physionomie ; je craignais qu’on eût refait celles que, depuis trente ans, je savais menacer ruine, qu’on les eût trop bien réparées, qu’on eût changé la couleur des portes et des volets, la disposition des fenêtres. Parmi toutes ces maisons, il y en avait une qui me préoccupait par-dessus toutes les autres. En débouchant sur la petite place triangulaire où elle est située, je n’osais lever les yeux, tant je craignais de ne plus la revoir ou de ne plus la reconnaître.

Faut-il vous dire de quelle maison il s’agit ? Ce logis que j’avais devant moi, ce que je n’osais regarder, c’était la maison paternelle !

Ah ! c’est bien elle ! c’est toujours elle ! elle est, comme le jour où elle me vit venir au monde, à un seul étage, avec deux grandes croisées de façade appuyée sur un énorme pilier de bois. La cornière passe sous le premier étage, et le rez-de-chaussée est en retraite sous la cornière. O la chère demeure ! Elle n’a pas même été blanchie depuis le jour de ma naissance ; ses nouveaux propriétaires ont respecté ses vieilles rides ; les bonnes âmes !

Je me suis approché du seuil vénéré ; un petit tailleur occupe la pièce d’en bas : c’est le maître de céans. Il veut bien, sans savoir qui je suis, me permettre de jeter un rapide coup d’œil dans son intérieur.

Où sont les pièces de droguet et de futaine, s’étalaient de merveilleux pots de vieille faïence de Marseille, avec des serpents qui s’entrelaçaient autour d’étiquettes gothiques. Là, étaient renfermés tous les onguents du codex, depuis la vénérable thériaque jusquaux onguents gris de Lamère et populeum. Il y avait ici les petits flacons aux pastilles ; dans ce coin redoutable, une petite armoire toujours fermée à clé, dont je ne m’approchais qu’en tremblant, l’armoire aux poisons ! Où le tailleur trône accroupi en tirant l’aiguille, se dressait le comptoir sur lequel je vois encore briller les balances et le trébuchet. Mon père, d’un côté, roulait les pilules entre son pouce et son index ; à l’autre bout, mon grand-père, toujours grommelant, écrasait du cérat dans le mortier de marbre.

En pénétrant dans l’intérieur du logis, je retrouve le vieil escalier tournant, les galeries intérieures, la grande pièce aux débarras où ma jeune sœur et moi, élevés dans l’admiration des choses saintes, nous dressions d’augustes chapelles. Que de fois, devant ces fragiles autels, muni d’une flèche de lit, coiffé d’une mitre de papier, n’ai-je pas pontifié solennellement et couvert de bénédictions imposantes mes petits camarades prosternés ! O souvenirs adorables ! Oui, tout est là, disposé comme jadis. Il n’y a de changé que les habitants, hélas ! Cependant, il m’est donné de me retrouver encore, après quarante ans, dans cette demeure sacrée qui fut si vivante, alors qu’elle était toute remplie de mes jeux d’enfants et de mes tendresses de famille. Maintenant, la mort l’a vidée et refroidie !…

Mes pas m’ont naturellement porté vers l’église, devant ce vieux porche sculpté qui est une merveille du style roman. Autrefois, il m’en souvient, des touffes d’herbes parasites poussaient entre les pierres disjointes ; il y avait des nids d’hirondelles dans le creux des chapiteaux grimaçants, et de gros papillons de nuit plaqués sous les cintres. On a fait la moisson des herbes ; du ciment nouveau a cicatrisé les trous, et l’on a rajeuni les sculptures. C’est une restauration !

J’entre dans la vaste nef. Le grand autel de marbre blanc à baldaquin se dresse tout au bout sous la coupole ; mais qu’a-t-on fait à la voûte ? Où sont ces médaillons en grisailles un peu délabrés, mais d’un si beau style ? Il y avait ici Moïse portant le livre de la loi, le front orné de ses deux rayons que tout enfants nous prenions pour des cornes ; de sa baguette il frappait le rocher, et les Hébreux buvaient à bouche que veux-tu. Où est mon vieux Moïse ? On m’a pris également le grand-prêtre Aaron qui lui faisait pendant. Je ne vous dirai pas ce qu’on a mis à la place.

Du moins, sous la coupole, je vais retrouver mon apothéose d’anges bouffis. Il y avait là des groupes de petites têtes joufflues portées sur des ailes d’azur, des constellations de séraphins épanouis comme des bouquets de roses, armés des palmes triomphales. Pour les mieux voir en haut, je me donnais le torticolis. Ici, vers la droite du maître-autel, voltigeait un petit chérubin qui montrait en raccourci son torse couperosé ; je le voyais de dos tenant un missel plus gros que lui ; il retournait la tête ; sa bouche fraîche et ses yeux mutins paraissaient me sourire ; j’avais pris cette céleste créature en amitié.
Hélas ! plus trace d’apothéoses ! plus d’anges bouffis ; adieu mon chérubin ! Un pinceau barbare a étendu sur toutes ces merveilles une couche de peinture bleue.

Cependant, j’ai retrouvé saint Paul et saint Pierre sur leur socle ; la première révolution, après avoir arraché les clés à saint Pierre, lui avait coupé les cheveux et la barbe. J’ai vu qu’on lui avait rendu ses clés ; mais ni la barbe, ni les cheveux n’ont repoussé.

Quand j’eus bien visité l’église dans tous ses recoins et que j’eus bien caressé tous les souvenirs et toutes les images que ce saint lieu évoquait, je saluai, en sortant, mes tombes un peu abandonnées.

Jusque-là, personne n’avait dérangé mes rêveries solitaires ; mais bientôt je vis s’avancer vers moi des visages souriants ; on m’avait vu passer, on m’avait reconnu. Mon vieil instituteur primaire, celui à qui je dois de savoir lire, ne voulait pas me laisser partir sans me serrer la main ; une bonne vieille servante de chez mon père voulut m’embrasser. Des têtes que j’avais laissées brunes ou blondes, je les retrouvais blanchies ; je prenais les fils pour les pères, les filles pour les mères, les neveux pour les oncles ; je n’en sortais pas.

Mais quelles douces émotions ! Il a fallu m’y arracher bientôt pour venir ici où quelques affaires m’appelaient.

Agen

Je vous dirai, madame, que j’ai trouvé, derrière la halle aux grains, votre maison paternelle toujours à la même place ; elle est en meilleur état que la mienne. Votre ville, d’ailleurs, s’est beaucoup embellie ; elle est devenue propre. Il n’y a pas un monument qui n’ait été refait tant bien que mal. Un nouveau palais de justice a été construit à côté de la préfecture ; l’ancien est devenu la mairie. Je ne sais ce qu’on a fait de l’antique mairie, coiffée de son vieux pignon. Jasmin, notre unique gloire contemporaine, a été coulé en bronze de pied en cap ; on le peut voir sur le gravier, débitant des vers aux passants ; ce que, non loin de là, il ne cessait de faire de son vivant, avec une ardeur infatigable. Autour de la ville, il y a des boulevards bordés de maisonnettes anglaises ; les vieilles églises ont des clochers tout neufs. Un artiste a passé qui a peinturluré les nefs et les voûtes de chaque temple, dans des gammes identiques de bleu, de vert émeraude et de rouge brique. Les églises de Notre-Dame, de Saint-Caprais, de Sainte-Foy, de Saint-Hilaire, des Jacobins me représentent trois sœurs monotones revêtues de la même parure ; quand on voit l’une on croit voir l’autre ; c’est charmant. Toutefois, ou n’a pas encore eu l’idée de recrépir ou de rebâtir les cornières.

Comme je remontais, hier, la rue Porte-Neuve, je passai devant un grand portail surmonté d’une croix de fer fondu. Derrière le portail, dans une petite cour intérieure, un vieux platane au tronc pelé étend, jusqu’au-dessus des toits, des branches encore chargées d’une pâle verdure. Ce portail, cette croix, ce platane, je les connais ; voilà quarante ans que je les ai vus pour la première fois.

C’était le 15 octobre, jour de Sainte-Thérèse, par un temps brumeux, mon père me déposa sur ce seuil : « Je te mets au séminaire, me dit-il d’une voix un peu émue qu’il tâchait de rendre ferme, parce que je ne suis pas riche ; tu pourras te faire prêtre si tu veux, mais tu n’y es pas obligé. Je ne te demande que de travailler pour être en état de gagner ta vie. » Ce petit discours me fut adressé sous ce diable de grand platane, dont les feuilles jaunes commençaient à se détacher des branches et couvraient déjà les pavés humides de la cour. On me remit aux mains d’un prêtre long et caverneux qui me parut ressembler un peu à cet arbre mélancolique. C’était l’abbé D., alors supérieur de l’établissement. Il me baisa sur le front et m’adressa quelques avis paternels sur un ton lugubre. Le soir, on m’assit à une table de 100 couverts, devant un maigre souper, et sur les huit heures et demie, l’on me poussa dans une sorte de caisse en bois, fermée sur le devant par un grossier rideau de cotonnade bleue ; c’était le lit. Un pieux condiscipie m’apprit à tirer le rideau et à me déshabiller décemment. Quand je fus couché seul, loin des tendresses maternelles, je pleurai silencieusement toutes les larmes de mes yeux.

A cinq heures du matin, pauvres enfants de dix ans, nous devions, l’été comme l’hiver, nous lever au premier son de la cloche, — cloche redoutable ! — faire nous-mêmes notre lit, c’est-à-dire le recouvrir, aller nous laver la figure et les mains à des robinets d’eau froide, et, morfondus, mal éveillés, descendre à la chapelle pour la prière du matin. De là on nous menait à l’étude, de l’étude à la messe, de la messe au réfectoire déjeuner d’un morceau de pain sec ; du réfectoire à la récréation, puis en classe, puis encore en récréation, puis encore à l’étude, puis encore au réfectoire, ainsi de suite jusqu’au coucher, et du 15 octobre, jour de Sainte-Thérèse, au 8 août, jour de Sainte-Léonide.

J’entends encore les pas monotones de la communauté sur le carrelage des cloîtres et à travers les escaliers de pierre. L’hiver, nous étions chaussés de sabots comme les prisonniers des maisons centrales ; c’était un claquement formidable, cadencé, muet. Personne ne soufflait mot ; nous défilions ainsi, allant d’un exercice à l’autre, sous les images, répétés à chaque bout de corridor, de la vierge Marie et de saint Joseph, orné de son lis, à travers des inscriptions empruntées aux saintes Écritures.

En somme, il n’y avait pas beaucoup de gaîté dans cette vie de séminaire ; nous étions traités, à peu de chose près, comme des moines. Notre principal amusement était de nous promener dans la cour en avant et à reculons, de donner la chasse à de gros rats qui cohabitaient avec nous sans payer pension. Quelquefois, en été, on nous menait laver les pieds le long de la Garonne.

Voilà comme j’ai vécu depuis mes élémentaires jusqu’à la fin de mes humanités ! J’ai conservé très vives encore dans ma mémoire les impressions de cette affligeante mais vertueuse jeunesse. Je me rappelle les jolis petits gardeurs de troupeaux que la charité de quelques bonnes âmes me donnait pour camarades ; je me rappelle les yeux baissés et les visages de séraphins de tels ou tels ; tous les diseurs de patenôtres, si bien vus et si choyés. Je ne vous ai pas oubliés, rudes piocheurs, pieux fainéants dont se composait notre pépinière de jeunes lévites ; les types originaux de nos maîtres en soutane, la manie goguenarde d’un préfet des études, et son incomparable verbiage sur les commentaires d’Horace et de Virgile, les pétulances comiques de tel professeur, l’inconsciente partialité de tel autre et le penchant qu’ils avaient presque tous à ne pas croire à ma vocation. Ils ne pouvaient se défendre de trouver le plus d’intelligence à ceux qui avaient le plus de piété.

Nous en a-t-on donné du latin ! J’ai appris aussi à chanter des cantiques, à porter des antiennes et à balancer l’encensoir ; mais l’équitation, la gymnastique, l’escrime et tout le reste, je n’en ouï parler que plus tard ; — trop tard !

C’était une belle manière de préparer des prêtres ; après une éducation pareille, il n’aurait pas dû être permis à un jeune homme de suivre une autre carrière que le sacerdoce. Malheureusement, quelques séminaristes, leur rhétorique faite, étaient lâchés dans la vie mondaine. A quels dangers, hélas ! et à quelles cruelles expériences n’étaient-ils pas exposés.

Je puis bien vous le dire, madame, je n’ai pas gardé un souvenir sans mélange de ces belles années du séminaire. Cependant, je voudrais bien encore recommencer ma vie de cette manière ; il y a une chose qui nous fait regretter l’enfance, de quelque misère qu’elle ait été entourée, c’est l’agrément, qui n’appartient qu’à cet âge, de se sentir si près du berceau et de n’avoir encore aucun soupçon des vraies tribulations de la vie.

Je crois, madame, que je me suis attardé un peu plus que de raison sur le seuil vénéré de la rue Porte-Neuve. Si vous passiez un jour devant le pensionnat des demoiselles R., vous feriez sans doute de même ; non moins curieuse que moi, vous voudriez savoir par vous-même ce qu’il y a de changé. J’ai fait, pour mon compte, cette tentative ; mais, dans cette demeure qui si longtemps me retenait quand j’en voulais sortir, on a refusé de me laisser entrer. Le vieux portail, la vieille croix de fer, le vieux platane ne m’avaient point reconnu ! les ingrats ! Je leur ai tourné le dos sans leur dire au revoir ; cependant, je crois bien que je les reverrai encore et que ce ne sera point sans une douce émotion.

Que vous dirais-je de nos compatriotes ? Ce qu’en disaient Chappelle et Bachaumont vous est-il resté dans la mémoire ?

Agen, cette ville fameuse,
De tant de belles le séjour ;
Si fatale et si dangereuse
Aux cœurs sensibles à l’amour ;
Dès qu’on l’approche seulement,
On doit bien prendre garde à soi :
Car tel y va de bonne foi
Pour n’y passer qu’une journée,
Qui s’y sent par je ne sais quoi
Arrêté pour plus d’une année.

Les auteurs de ces vers ajoutent qu’un certain nombre de personnes y ont même passé le reste de leur vie. Je dois avouer que, sous ce rapport, Agen s’est quelque peu relâché de ses charmes séducteurs.
On y peut passer sans être pris pour toujours. La preuve en est que demain, mes affaires terminées, je m’éloignerai sans trop de regrets et sans qu’une seule belle tente de me retenir. Aucune n’oserait l’essayer, sachant quelle est celle qui, à Paris, veut bien désirer mon retour et agréer mes hommages.

LÉONCE DUPONT.

Revue de France, Paris, 1879.

Léonce Dupont, journaliste, Atelier Nadar, 1900. BNF
Léonce Dupont, journaliste, Atelier Nadar, 1900. BNF

DUPONT (François-de-Sales-Léonce), publiciste français, ne à Layrat (Lot-et Garonne), le 5 janvier 1828, fit ses études dans une maison religieuse et débuta fort jeune dans l’enseignement.
En 1853, il entra au Moniteur du Loiret, puis il passa au Précurseur d’Anvers où il écrivit des études sur les exposition triennales de la Belgique. Revenu à Paris, il suivit, en 1859, l’armée d’Italie, comme correspondant du Pays ; il collabora régulièrement ensuite à ce journal, fonda avec M. H. Castille l’Esprit public et fut redacteur en chef de la Nation. Chargé pendant cinq ans de la chronique politique de la Revue contemporaine, il travailla un moment au Journal de Paris et au Gaulois et fut, de 1869 à 1872, l’un des principaux collaborateurs du Constitutionnel, dont il alla rédiger l’édition de province à Tours et à Bordeaux, pendant le siège de Paris.

M. Léonce Dupont a publié en volumes la Commune et ses auxiliaires devant la justice (1871, in-18) ; la Comédie républicaine (1872, in 18) ; la Majorité du quatrième Napoléon (1814, broch. in-18) ; le Quatrième Napoléon(même année,in-18) ; Madame des Grieux, roman (1875, in-18) ; Tours et Bordeaux, souvenirs de la République à outrance (1876, in-18), suite d’articles vivement hostiles au gouvernement du 4 septembre, publiés d’abord dans la Revue de France ; les Deux Démocraties, République, Empire (1878, in 8), brochure dans laquelle l’auteur, à l’exemple de MM. Dugué de la Fauconnerie et Raoul Duval, se prononçait pour la soumission des anciens partis à la volonté nationale exprimée par les scrutins des 20 février 1876 et 14 octobie 1877.

Dictionnaire universel des contemporains : contenant toutes les personnes notables de la France et des pays étrangers, par Gustave Vapereau, Paris, 1880.